Marcher dans les reflets de la forêt, ne plus avoir d’autres ombres que ces feuilles perdues, errer comme une âme sans ombre, à la recherche des mots perdus, d’une phrase qui viendrait changer…
et parfois, se laisser éblouir par un contre-jour, cette lucidité de la nature qui vous étourdit et n’attends que votre regard pour se sentir belle.
d’après le blog la langue des papillons, inspiré de la photo Plateau de millevaches 2








J’avais écrit toutes ces lignes et je marchais ce matin-là fort des mots étranges qui avaient envahi mon esprit. La ville en devenait floue. Je ne voyais plus très bien les gens autour de moi. Il me semblait qu’on me regardait comme quelqu’un de suranné. Tout était vertige, sensation tortueuse d’être loin de tout. Il y avait cette arcade soutenant un pont à jamais désert, y compris par les animaux et les plantes. Le Pont Maudit était son surnom…