Mon oeil surréaliste

Entre deux moments surréalistes, je n’arrivais plus à rêver l’autre coté de la porte, cet au-delà de ma vie faite de scotch plissés et informes, tout est cassé en moi sans ces songes si sensuels qui décrispent ma mâchoire, si demain la porte s’ouvre est-ce que je reconnaitrais mon oeil?

d’après le photoblog More Reveries, inspiré de la photo Eye

Sous le ciel écoeurant de Bay City

Sous le ciel écoeurant
de son inexistence
aucun envol mécanique
aucune chute salavatrice
aucune errance mystique
ne sauve celle qui a tout brulé
à bout de force de
mourir de ne pas oublier
étouffée par ses fantômes

à propos du livre Le Ciel de Bay City de Mavrikakis (Sabine Wespieser Editeur)

dont mon compte-rendu de lecture est à lire ici

Rêveries, encore…

Entre deux rêveries, je m’enfuis vers des souvenirs qui effraient par leurs imprécisions, ces photos qui évoquent des instants incertains, plus fugace qu’une goutte d’eau, de visages connus mais aussi distants que ces meubles qui m’entourent, un sourire, une silhouette, un sentier comme autant d’étranges suspensions dans mon cerveau, des ombres tranchantes qui attaquent les interstices de mon existence, me laissant épuisé pour longtemps.

inspiré du photoblog More Reveries, d’après la photo Joy is
Reveries 3/3

Feuille étrange

Entre deux lectures, je vivais dans la tristesse de rêveries angoissées, comme cette feuille gisant dans les airs, entre deux eaux, décrochée mais pas encore échouée, au risque de se fondre ombre étrange dans la brume de ce soir tragique d’automne où la nature n’attend qu’une chose, sa mise à mort saisonnière, il faudrait avoir la force d’un souffle pour sauver cette feuille, lui donner un sursis de quelques jours, la propulser vers le soleil où dans un rêve heureux qui lui accorde cette immortalité fragile des souvenirs heureux.

d’après la photo sans nom du photoblog More reveries.
(Reveries 2/3)

Lire en automne

Entre deux averses ce livre rongeait ma solitude, l’automne était ma période fétiche pour lire et vivre par cafard interposé cette nuit perpétuel en moi, tenter de détromper le flot de questions affluant quand l’hiver empêchait les distractions extérieures, la bière dégoulinait dans ma torpeur près d’un feu brulant, tisonné à blanc pour provoquer cette fatigue hypnotique et bienveillante du feu de cheminé, j’arrivais alors à ne plus penser et me laissant porter par ces suites de mots menant nulle part sinon à un sommeil pas trop cauchemardesque, la dernière gorgée de bière est la plus amère, sensation d’une vie longue en bouche, qui s’accroche

inspiré de la photo Beer and a book du blog More reveries.

(Reveries 1/3)