Flottant au-dessus des textes,
les mots sont du rhum
qui profère au détour de quelques utopies
l’ivresse d’un monde heureux.
(journal des mots n°100 / 17 juin 2012)
île de mots…
Flottant au-dessus des textes,
les mots sont du rhum
qui profère au détour de quelques utopies
l’ivresse d’un monde heureux.
(journal des mots n°100 / 17 juin 2012)
Le coeur à toute vitesse
le temps se raccourcit
tout est noir autour de moi
juste le ruban d’asphalte
ligne droite où crissent les pneus
je vibre de plus en plus fort
jusqu’au vide soudain
le silence imprévisible
d’après le morceau Autostrada (extrait) d’AVsinger
Entre chiens et loups
les mots poudroient sur la phrase
d’un mouvement incertain
avant de fondre sous la langue.
(journal des mots n°99 / 16 juin 2012)
En équilibre au bord du monde
les mots jouent avec leur peur du vide
on les entendrait presque rire
lorsqu’ils effleurent le vertige.
(journal des mots n°98 / 15 juin 2012)
aujourd’hui j’hésite, il est là derrière moi à prendre sa photo, cette photo qu’il veut partager avec le monde entier en l’envoyant sur internet, il est là sur l’un des lieux les plus intimes de mon enfance, celui où j’ai appris à nager, celui des vacances insouciantes, celui où j’ai rêvé ce moment avec mon amoureux, l’un à coté de l’autre à regarder silencieusement passer les nuages, aujourd’hui je ne sais plus si je suis encore amoureuse, je prends la pose pour qu’il puisse crâner sur les réseaux sociaux, je fais aussi une pause dans ma tête, je suis là avec lui et pourtant je me sens si seule, je n’ai rien de particulier à lui reprocher, rien de grave, les broutilles du quotidien, je n’attends pas non plus les flammes de la passion, je n’ai plus d’illusion, aujourd’hui nous sommes loin l’un de l’autre, lui sur internet avec son smartphone, moi ici à repasser les moments de bonheur vécus auprès de ce lac, aujourd’hui j’hésite à continuer avec lui, qui est là derrière moi créant une fausse image du bonheur que des milliers de gens vont peut-être “aimer”.
d’après la photo du jour le 16 juin 2012 par @catherinedut sur Webstagram
Quand la vie se fait imprévisible
les mots cherchent l’écho du réconfort
se déposant sur le bras avec une telle douceur
qu’elle fait fuir l’incertitude.
(journal des mots n°97 / 13 juin 2012)
Arrachant la souffrance
les mots bleus de nuit s’effacent
le malaise reste encore diffus
jusqu’à la première étoile.
(journal des mots n°96 / 12 juin 2012)
Dans un tremblement de terre
les mots s’effondrent et s’éparpillent
où l’homme abandonné
ne sait plus dire ce qu’il ressent.
(journal des mots n°95 / 11 juin 2012)
Les murs transpirent de noir
les filles ont peur des regards
la musique les empêcheraient presque de se trémousser
les garçons ont perdus leurs désirs
ils tremblent en rythme sur la piste de danse
ambiance glauque au Vénus Bar
mais personne ne peut s’enfuir
échos cassants de nos dissonnances
tant que le DJ n’arrête pas ses boucles sonores
Le crépuscule des mots
annoncent sans coup de tonnerre
la griserie des images
vide de rêves à soi.
(journal des mots n°94 / 10 juin 2012)