Quand on écoute
les mots savent nous dire
avec leurs caresses
le bruit des autres.
(journal des mots n°189 / 21 avril 2014)
île de mots…
Quand on écoute
les mots savent nous dire
avec leurs caresses
le bruit des autres.
(journal des mots n°189 / 21 avril 2014)
S’en méfier
Les mots ne sont jamais paresseux
au détour d’une phrase
l’air de rien
ils vous saisissent à la gorge
et bousculent sans façon votre cœur
et l’émotion persiste comme un coup de soleil.
(journal des mots n°188 / 20 avril 2014)
Je voulais lui offrir une fleur. Je voulais que chaque pétale soit des mots doux. Je voulais que son parfum lui embrasse doucement le nez. Je voulais mettre une lumière rosée sans son intérieur terne. Je voulais qu’elle pense à moi chaque fois qu’elle regarderait cette fleur. Je voulais qu’elle pense à moi autrement que comme l’ami de toujours.
Il a fallu qu’elle meure avant que je la lui offre !
La voilà fleur fanée dans le journal.
(art postal envoyé le 16/10/2012)
Oublier les mots
quand dire n’est plus possible
la peur s’installe
il ne faut pas laisser s’enfuir
le reste des sens.
(journal des mots n°187 / 18 avril 2014)
Fukushima
Un seul mot et tout est dépeuplé
Fukushima
Un seul mot nous rend muet
Fukushima
Un seul mot pour un vide qui s’installe
effarement et déréliction
Remember Fukushima
c’est tout ce qui nous reste
à notre vocabulaire qui s’est appauvri.
(journal des mots n°186 bis / 9 mars 2014)
Fuyant la nostalgie
les mots dessinent la vie
celle gorgée des désirs
et apaisée dans la contemplation
échos de nos contradictions.
(journal des mots n°186 / 9 mars 2014)
Oppressés par les nuages
les mots ont tout oublié
entre les doutes et l’ennui
les phrases cherchent leur chemin.
(journal des mots n°185 / 2 mars 2014)
Le front couvert de sueur, elle est allongée sur le sol en bois de la terrasse. L’odeur de la terre chauffée par le soleil apaise sa folie. Tout à l’heure, elle dansait en évitant les taches d’ombres et de couleur éparpillées autour de la maison. Elle sautait de plus en plus haut pour attraper les nuages qui glissaient dans le ciel. Au tintement des cloches des vaches, elle s’est figée net, l’élan brisé par une peur panique. Elle s’est alors mise à tourner comme une toupie… jusqu’à s’écrouler sur le sol. Maintenant, elle attend pour bouger le cri-cri des grillons.
Telle une épave errante
les mots s’étouffent dans la tempête
et les fous n’ont plus de repères
ils n’entendent plus les phrases
qui, jusque-là, les guidaient hors d’eux.
(journal des mots n°184 / 2 février 2014)
Une fois le fusain levé de la feuille
les mots s’accélèrent dans mon coeur
de voir s’échapper si loin
la vie qu’on aimerait dessiner
tout près de toi.
(journal des mots, 183 / 12 janvier 2014)