A Anne Perrier
Ce n’est pas assez
les mots devraient sourires
la parole rire
enfin la liesse est si belle.
île de mots…
A Anne Perrier
Ce n’est pas assez
les mots devraient sourires
la parole rire
enfin la liesse est si belle.
Je danse à la lisière de mots
des pas, des entrechats, des sauts
des phrases sans fin
ne pas oublier mon corps et mes pensées
dessiner dans l’air mes espoirs.
L’orage galope au dessus de nos têtes
ivres de vent, les mots caracolent sur vos lèvres
la parole tonne de joie,juste avant la chute
et tout s’arrête.
Simples
les mots du quotidien
la parole joyeuse
et l’arbre frissonne.
Trois petits pas et puis s’en vont
les mots n’osent plus rien
la parole faseye comme un bateau sans vent
écho d’un monde absent.

Demain matin, c’est le départ, la fin des vacances et le retour dans notre déprimant appartement parisien. La météo, ciel couvert et couleurs crépusculaires, est à l’unisson de mon spleen.
Cette trop belle parenthèse à Dinard s’achève. Quel immense sentiment de liberté pendant 15 jours ! A part les deux repas de la journée où toue la famille devait être présente, tout le reste de la journée était à notre bon vouloir. Il fallait juste dire où on allait si on s’éloignait des parents. Résultats : des heures à la plage, baignade et bronzage, émerveillement devant tous ces beaux corps, petits échanges de regard complices mais qui ne vont pas plus loin ; un après-midi au mini-golf à s’énerver et à rire ; un peu de lèche-vitrine sans conviction et surtout sans un sou… ; dégustation d’une glace en regardant le coucher de soleil avec petits frissons juste avant que la température ne baisse.
Et surtout cette soirée festive au camping ! J’ai pu accrocher mon premier baiser, une jeune fille aux long cils très tactile et qui m’avait mis en confiance. Je me suis fait chambrer par mon frère pendant des heures… jusqu’à ce qu’on apprenne qu’elle était partie précipitamment avec ses parents suite à la tentative de suicide de sa mère. Autres frissons moins agréables et des cauchemars. Après j’ai broyé du noir et j’ai repoussé toutes les avances à la dernière soirée du camping, de peur d’être maudit.
(Inspiration : https://500px.com/photo/1122527852/dinard-by-yves-l.)
Dans la chaleur étouffante
les mots rêvent de frissons
la parole chante la glace
en attendant le goût sucré de la pluie.
Quand tu habilles la page
les mots sont tes vêtements
la parole est ton bijou
et tes phrases de la douceur.
Disperser de joyeuses utopies
les mots caressent nos rêves
la parole dépose un soupçon de fantaisie
pour sédimenter nos espoirs.
Après le point
les mots risquent de tomber
la parole hésite en équilibre
certains phrases sont des vertiges.