Ne pas se laisser gangréné par la routine qui creuse quotidiennement les sillons de l’oubli et du médiocre.
Glaciale ivresse – Icy drunkenness
Ils m’attendaient
Un verre après l’autre, boire
faire disjoncter cette salle glaciale
les lumières froides pétrifiaient les corps
toutes les conversations étaient atones
boire avec rage
et déguster l’explosion
l’effritement bleuté d’une pâle harmonie
qui n’attendait qu’un rire jaune
pour s’enfuir
(version anglaise / english translation)
Icy drunkenness
They wait for me
Glass after glass, drink,
To break this icy bar
the cold lights petrified the bodies
every talks were lifeless
a anger’s drink
and tast the blast
the blue erosion of the pale harmony
which wait to laugh on the wrong side of the mouth
to get away
inspiré de cette photo du blog de Matt Mullenweg/ from this picture of Matt Mullenweg’s blog
larmes sur un visage dévasté
Larmes sur un visage dévasté de se reconnaître un peu dans cette histoire sur grand écran.
enfin le soleil disparait plus tard
Enfin le soleil disparait plus tard, laissant plus de paix dans nos corps encore saisis par l’hiver.
l’Alizée amène un vent mauvais de violence
L’Alizée amène un vent mauvais de violence, cette raison du plus fort contre les clairvoyants.
Visages
Entre deux visages j’avais envie de reprendre forme, de savoir à quoi je ressemblais au milieu de ce maelstrom d’idées, noir ou blanc, la flamme de mon cerveau recherche son unité, le chemin non-ingrat des mots qui s’écrivent presque sans y penser, croire en la couleur d’une phrase qui vous plait à jamais.
d’après le photoblog More Reveries, inspiré de la photo Hello

quand la danse vient au corps
quand la danse vient au corps
l’espoir de rire n’est plus en trop
il s’amuse de cette scintillante jubilation
les sens clairvoyants
aimer bouger l’un contre l’autre
plus qu’un prélude
une vraie implosion insensée
désir d’en finir avec la fragmentation
être deux soi
la caresse des mots
La caresse des mots rend parfois muet d’émotion.
Derrière le rêve
Ce matin, dans l’hésitation du réveil,
quelques tâches de couleurs riaient sur mes pupilles
les mots joyeux disparaissaient
leur blancheur persistant à peine
quel était ce visage triste au loin
derrière le rêve
inspiré de la galarie de Cathy Cullis, d’après la peinture Wake up dreaming
le poète scrute jusqu’à l’éblouissement
Le poète scrute jusqu’à l’éblouissement ce qui affleure du volcan des mots.