froisser le réel, il vous sourira avec tendresse
(phrase du jour)
île de mots…
froisser le réel, il vous sourira avec tendresse
(phrase du jour)
La douleur ne luit pas la nuit
juste sombrer loin
déréliction
l’absence de mots s’aggrave
(journal des mots n°8, 15 janvier 2012)
l’attente sans souffle ronge la joie des petits riens
Ma vie en noir et blanc
ne supporte plus
cette surbrillance
il y a trop de lumière
pour s’envoler en paix
alors j’imagine
toutes les histoires en couleur
du quai Southampton
d’après le photoblog Atzoom, inspiré de la photo Quai Southampton
Les minutes juste avant la nuit
les mots refusent de s’accrocher à la page
ils profitent d’un moment d’inattention
se fixer aux lieux communs et se faire détester
(journal des mots n° 7, 11 janvier 2012)
Quand j’étais enfant, je rêvais de la ville, je voulais y aller, j’y mettais toutes mes forces à l’école ou aux champs quand je devais travailler pour mon père, j’y pensais tout le temps, il y avait ce rêve récurrent où je marchais sur l’eau avec ma petite soeur et nous voyions la ville surgir de la mer au loin, les immenses immeubles étaient beau, d’un beau écarlate, plus beau que toutes les merveilles que j’avais eu l’occasion de voir à la télévision, j’attendais, j’ai attendu, j’ai cru à mon départ, j’ai travaillé à l’école pour être le meilleur pour avoir droit à une bourse, j’ai travaillé dans les champs jusqu’à en être groggy pour mettre de l’argent de coté, j’avais acheté une carte pour mon trajet et je m’étais renseigné sur les logements, il ne restait plus qu’à traverser l’eau du rêve et à toucher le corps sensuel de la ville, et sans crier gare je me suis retrouvé aveugle, pas d’accident, pas de maladie, juste un rideau noir qui tombe dans ma tête, il ne me reste que la tristesse, ce rêve et les mots dits qui m’accompagnent mais que je ne pourrais jamais répéter.
d’après la photo du jour 13 janvier 2012 de @genie688 sur web.stagram
http://web.stagram.com/p/550940810_1232537
Avant la haine
ne pas jeter les mots sur un drôle de ton
non ne pas être triste, résister
on ne se débarrasse pas de moi comme ça
(journal des mots, 6, 10 janvier 2012)
Cassant les contours
la ouate du brouillard
joue de drôle de tour
au paysage bizarre
à force d’amour,
elle trace avec art
la chanson douce
du baiser qui n’en peut plus
d’attendre.
d’après le photoblog Sylvain Largarde Photographie , inspiré de la photo Moderato Cantabile