Prélude à l’évolution des bibliothèques dans un monde complexe

Complexité
Photo CC PhOtOnQuAnTiQuE https://www.flickr.com/photos/photonquantique/

J’ai été invité le 26 novembre 2015 à Rennes comme grand témoin de la journée d’étude suivante:

Bibliothèques et numérique : vers des espaces de création et de participation
Une part importante du savoir et de la connaissance circule maintenant sur le Web. Les bibliothécaires expérimentent les offres électroniques et ont imaginé des dispositifs de médiation pour valoriser ces ressources souvent mal identifiées. L’influence des technologies tend donc à prendre de nouvelles formes en bibliothèque, accompagnant ainsi le mouvement de fond que les usages du numérique provoquent depuis maintenant 30 ans.

« BiBlio and co », pour une innovation ouverte !
Avec l’éclosion de la culture « maker », et à l’heure des « FabLab » et des « Biblioremix », les pratiques participatives réinvestissent les espaces physiques, encourageant ainsi la création et l’expression. De nouvelles tendances se dessinent pour procurer des améliorations ou des services supplémentaires. Multiplier les dispositifs interactifs et stimuler l’expression permet certes d’attirer et de fidéliser les publics. Mais les pratiques numériques et participatives apparaissent aussi comme une occasion de « faire avec » les publics, et de réfléchir aux nouvelles formes de transmission de la culture.
Au-delà de ces questions pratiques, et à l’heure de la question de l’utilité même des médiathèques au XXIe siècle, c’est bien l’enjeu de la place de la bibliothèque à l’horizon de la Ville intelligente (Smart City) qui sera posée lors de cette journée.

voir le programme ici

Une très belle journée d’étude qui alliait Forum de projets et ateliers le matin avec une partie plus théorique l’après-midi.Après une synthèse participative des ateliers du matin (avec la technique éprouvée des post-it proposée par Eric 😉 ), j’ai fait une mise en perspective. Pour prendre un peu de hauteur, il s’agit d’une première approche pour transposer aux bibliothèques la notion de complexité et de pensée systémique chère à Edgar Morin. Cela donnera lieu à d’autres textes plus développés dans de prochains billets.Je vous copie ci-dessous le plan de mon intervention pour laquelle je n’ai pas fait de diaporama.Co-production de la politique culturelle avec le territoire : Dépasser une culture de l’offre… documentaires et de services

  • Croiser les regards avec tous les acteurs du territoire
    • Question collective à se poser avec tous les acteurs concernés pour croiser les regards et sortir d’un point de vue biblio centré: 

« quel effet, quel impact, quelles objectifs sur le territoire du point de vue culturelle, éducatif et social »

    • coproduire et coopérer avec les acteurs du terrain pour réfléchir, embrasser toutes les problématiques, fixer des choix communs et y travailler ensemble
  • la politique culturelle ne doit pas être le seul apanage des acteurs culturels
  • le concept de ville intelligente est peut-être réducteur, parlons plutôt de la société intelligente capable de s’auto-eco-réorganiser dans un monde complexe
  • plus que faire avec les publics, c’est créer les conditions d’une coproduction et de la manière de contribuer collectivement aux évolutions culturelles, éducatives et sociétales du territoire dans lequel nous sommes
 

Pour le créateur de la Kao Compagnie, société de cosmétiques et de produits d’entretien, le but de l’entreprise n’est pas d’augmenter ses profits ou de prendre des parts de marché à ses concurrents, mais de créer de la connaissance pour ses usagers !

  • nécessite de partager avec les acteurs du territoire ce qu’est une bibliothèque, la culture et contribuer collectivement à faire évoluer la vision de la bibliothèque et ses enjeux
  • Un projet n’a de sens que s’il a du soutien
  • Changer de modèle et cultiver l’intelligence collective dans nos organisations
 Révolution à la Secu Belge: l’autonomie, le management au résultat, la liberté dans l’organisation du travail au bureau et à la maison + une expérience de cooptation.
Pour les bibliothèques, il me semble que les enjeux dans un monde complexe et mouvant sont de deux ordres:
  • contribuer à d’autres politiques que la seule lecture publique et s’insérer de manière plus globale dans la vie de son territoire mais pas seulement avec du partenariat
  • faire comprendre de manière le plus intime possible ce qu’est une bibliothèque aux acteurs, y compris les usagers, et leur permettre de contribuer à celle-ci.

Voir le live tweet #ChignonBzh

J’ai conscience que le plan peu paraître un peu sec mais d’autres explications sont à venir et je le partage pour les participants à la journée d’étude.

N’hésitez pas à compléter et à questionner.

La bibliothèque 3ème lieu: propositions pour une démarche marketing

couverture Mediathème Bibliotheques 3eme lieu

Le texte ci-dessous a été publié dans le médiathème « Bibliothèques troisième lieu » coordonné par Amandine Jacquet (ABF, 2015, isbn 978-2-900177-41-9) que je vous recommande chaudement d’acheter.


La bibliothèque troisième lieu est un concept qui permet de repenser les services et l’accueil du public en bibliothèque. Afin de compléter cette avancée, nous devons avoir une stratégie plus globale pour multiplier les occasions de faire connaître la bibliothèque et de fidéliser les usagers. Au fil des années, les bibliothèques n’ont cessé de se remettre en cause et d’évoluer, en proposant des animations, un accès Internet et des espaces numériques et de nouveaux supports, ou en sortant de leurs murs pour nouer des partenariats tout azimut. La montée en puissance de l’usage des écrans (télévision, ordinateurs, tablettes…) a induit une baisse globale du nombre de gros lecteurs et des inscrits en bibliothèque qui a beaucoup remis en cause ce travail de longue haleine. Les bibliothécaires n’ont pas tardé à trouver de nouvelles manières d’exercer leur rôle de médiateur culturel en prenant conscience que la fréquentation sans inscription était elle en hausse et que la plupart des internautes réclamaient des repères sur Internet. La hausse conjointe de l’individualisme, de la dématérialisation des contacts humains et du sentiment d’isolement provoque très probablement l’attente d’espaces permettant l’émergence de pratiques collectives et d’un sentiment d’appartenance. D’où le succès actuel de la notion de troisième lieu, qui rencontre les aspirations collectives d’une population et les aspirations des hommes politiques à la participation citoyenne active de la dite population. Succès donc de la bibliothèque comme lieu de vie pour ceux qui viennent sur place et de la médiation numérique, pour orienter les usagers dans le maelström des ressources numériques et du web. L’amalgame de ces différentes strates, les plus anciennes et les nouvelles, s’est fait de manière plus ou moins heureuse et il apparaît nécessaire de retrouver une vision et une stratégie plus globale. C’est le sens de la proposition de stratégie à 360 degrés que nous allons développer.

I. La bibliothèque comme carrefour de la vie culturelle

La collection n’est plus un artefact magique, si elle ne l’a jamais été, qui attire irrésistiblement le public vers la bibliothèque. La supposée ubiquité et disponibilité permanente des contenus culturels en ligne a dévalorisé la collection physique. Quand un usager ou un nouvel usager potentiel vient à la bibliothèque, il est important de l’accueillir dans les meilleures conditions et de lui proposer une expérience culturelle forte. La bibliothèque a tout intérêt à devenir un carrefour de la vie culturelle, c’est à dire un troisième lieu dont les activités s’articulent autour des contenus culturels que ce soit la culture vivante à travers les animations, la formation tout au long de la vie ou les pratiques culturelles plus traditionnelles. En effet l’enjeu est de donner de multiples raisons aux usagers de venir à la bibliothèques. C’est pourquoi toute notre énergie doit se tourner vers la mise en relation des usagers et des contenus culturels, que cela passe par un concert de musique qui donne envie de découvrir un genre musical, par un extrait de pièce de théâtre qui invite à voir l’intégralité dans la salle de spectacle toute proche, que ce soit un cours de langue qui permette d’élargir ses horizons ou un atelier d’écriture qui incite à lire des nouvelles. Dans l’esprit d’un lieu de culture vivante, il est de notre responsabilité de devenir un lieu de diffusion alternatif d’œuvres qui n’ont pu trouver d’espaces de diffusion pour des raisons strictement économiques comme les films documentaires tournés et montés mais jamais distribués. Nous devons bien sûr exercer, comme pour les acquisitions, un travail de défrichage, de recherche et de sélection dans ce domaine. Il ne s’agit pas de tout diffuser mais de choisir ce qui sera complémentaire et cohérent avec les collections existantes tout en acquérant ce qui a du sens par rapport aux enjeux de société du moment, et par rapport au territoire sur lequel est implanté la bibliothèque.

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Développer la médiation numérique dans un réseau de bibliothèques existant

Plan
Plan d’action Photo CC de johanneslundberg http://www.flickr.com/photos/johanneslundberg/

Il y a quelques mois j’ai été amené à proposer un plan d’action pour un poste de chef de projet « Médiation numérique ». Je compile ici les lignes de force qui sont susceptibles d’être réutilisées dans d’autres contextes.

Le plan d’action se déploie sur 3 axes principaux qui pourront être modifiés et affinés avec un groupe projet.

1/ La médiation numérique

> Mise en place d’un groupe projet pour préciser le contenu de la politique numérique, en assurer le suivi et la mise en œuvre

Ce groupe de travail sera composé de 5 à 10 personnes. Dans l’idéal et sur la base du volontariat, les différents types de bibliothèques devraient être représentés, le responsable informatique et les collègues particulièrement motivés par ce projet. Le groupe projet se réunira régulièrement et utilisera des outils de gestion de projet numérique type Trello (https://trello.com/). Les membres de ce groupe de travail auraient pour vocation de convaincre et de former les autres collègues.

  • Rédaction de la charte de développement numérique
  • affiner les objectifs et le périmètre de la politique numérique
  • réflexion et proposition sur les publics cibles qui pourront être différents selon les thématiques fortes à défendre : faire connaître le patrimoine à un public jeune ? Valoriser telle action auprès d’un public senior ?
  • réflexion sur la mise en œuvre ou non d’une ou de plusieurs identités numériques, c’est à dire un ou des avatars destinés à personnaliser l’institution sur les réseaux sociaux
  • lister les ressources et les moyens disponibles
  • élaborer le budget des différentes actions envisagées
  • identifier et former les personnes relais dans les différentes bibliothèques
  • planifier la montée en charge des différents axes de développement retenus
  • en fonction des possibilités du logiciel de portail, passer en revue les CMS les plus connus et sélectionner celui qui pourrait être utilisé en complément pour la mise en ligne de contenus.
  • rédaction d’une chaîne de production et de validation des contenus: calendrier de mise en ligne, circuit de validation, durée de visibilité selon les contenus avec archivage ou pas.
  • réfléchir et proposer des axes et le contenu de la communication interne et externe
  • création et constitution de kits matériels pour la production de contenus autour des animations (kit podcast, kit vidéo, kit photo) avec mode d’emploi
  • sélection des critères d’évaluation sur les différents axes de la politique numérique.
  • validation successive de ses travaux par l’équipe de direction

 

Réflexion sur les outils de publication et de médiation en ligne Continuer la lecture de « Développer la médiation numérique dans un réseau de bibliothèques existant »

Développer la médiation documentaire numérique en bibliothèques

couverture Développer la médiation documentaire numérique
couverture de la boite à outils: Développer la médiation documentaire numérique

J’ai le plaisir de vous annoncer la parution aux presses de l’Enssib d’un livre sur la médiation documentaire numérique. L’école m’a fait l’honneur de m’en confier la coordination et même si ce ne fut pas une mince affaire, l’entreprise fût passionnante non seulement dans la réflexion sur son contenu mais aussi grâce aux échanges avec les différents auteurs sans compter la phase de relecture. J’en profite pour adresser un remerciement à tous les contributeurs et je remercie tout particulièrement Catherine Jackson, coordinatrice de la collection, avec qui la collaboration fût exemplaire. Cet ouvrage fût aussi l’occasion pour l’Enssib de retravailler sur ces contrats d’édition qui sont maintenant plus en phase avec les évolutions numériques.

Dans le cadre ses 20 ans de l’école, ce livre donne aussi lieu à une version numérique accessible ici librement en streaming. Vous pouvez commenter chaque article. En complément de la version papier, vous y trouverez un entretien avec Michel Fingerhut à propos des moyens de médiation numérique mis en oeuvre sur le portail de la musique contemporaine. Il est probable que chaque auteur publie aussi en ligne sur son site ou sur son blog sa propre contribution. Les 3 miennes seront mises en ligne progressivement sur ce blog.

Présentation

Depuis quelques années les bibliothèques ne cessent de prendre place sur internet: catalogues en ligne, sites web devenant peu à peu des portails de services, blogs et tous les avatars du web participatif ainsi que les réseaux sociaux. Si l’objectif est bien d’être présent dans l’univers numérique des usagers existants ou potentiels, en revanche les bibliothèques doivent garder leur spécificité sous peine d’être noyées dans le flot général. Il s’agit notamment de transposer en ligne la médiation documentaire, c’est à dire tous les moyens que nous mettons en œuvre pour favoriser la rencontre d’un lecteur avec les documents susceptibles de l’intéresser ou de lui ouvrir de nouveaux horizons. Continuer la lecture de « Développer la médiation documentaire numérique en bibliothèques »

Streaming musical des bibliothèques en Alsace

Notes de musique lumineuses sur fond noir
Music Note Bokeh (photo sous licence CC. By-nc-pa All that improbable Blue http://www.flickr.com/photos/allthatimprobableblue/)

Voici un an que UMMA (Univers Musical des Médiathèques Alsaciennes), l’expérimentation du streaming musical en bibliothèques commençait en Alsace. Voir ici et ici les billets précédents pour suivre le déroulement. Les deux BDP du Bas-Rhin et Haut-Rhin ouvraient en mai 2010 leur sous-domaine musicMe. Nous menons pendant ce mois de juin une enquête qualitative auprès de 650 inscrits au service sur les deux plateformes. Cela fera l’objet d’un prochain billet dès que celle-ci sera dépouillée.

La BM de Mulhouse a ouvert en mars 2011 son sous-domaine et dépassait début mai les 140 inscrits. Les Médiathèques de la Communauté Urbaine de Strasbourg devraient ouvrir leur site de streaming d’ici septembre au plus tard.

Comme je l’annonçais dans un précédent article l’expérience est très positive non seulement en terme de nombre d’inscrits mais de l’utilisation des sous-domaines par les usagers. Sur 45 000 écoutes de mai à décembre 2010; le nombre d’écoutes intégrales de morceaux est à peine supérieur au nombre d’écoute des radios programmés par les bibliothécaires musicaux. Ce qui prouve que quand on s’investit dans la médiation documentaire numérique l’internaute répond présent. En effet l’écoute de radios est d’autant plus forte qu’on les renouvelle très régulièrement comme sur mediason67 avec une radio commune et une radio par bibliothèques chaque mois.

Selon les analyses de musicMe, les inscrits dans sous-domaine de bibliothèques restent plus longtemps à écouter de la musique que sur leur propre site tout public. Continuer la lecture de « Streaming musical des bibliothèques en Alsace »

Micro-animations pour une bibliothèque troisième lieu

A l’initiative de son nouveau responsable musique, la Médiathèque Départementale du Haut-Rhin a lancé une série d’animations originale: les micros tournées musicales. Un musicien accompagne une tournée de bibliobus, s’imprègne de l’ambiance, interagit avec les usagers et joue de la musique. La micro tournée se termine par un petit concert devant le bibliobus lors du dernier stationnement de la journée.

Voici la présentation du premier opus:

«Thomas Joseph, auteur, compositeur, embarque dans votre médiabus.
Il s’y installe, en fait son studio mobile, son atelier ouvert. Il propose ses derniers coups de coeur littéraires et musicaux et, de village en village, jette un regard neuf sur ce petit voyage banal, ce « road movie » de série B.
En plus de ses instruments et outils personnels nous mettons à sa disposition des enregistreurs d’images et de sons. Le matériel collecté rendra compte de ce voyage… pas si banal que ça.Rencontre dans le bus tout au long de la tournée du 26 mai
Concert gratuit à la station de Leymen (école) à 18h00 !

 

Thomas Joseph enregistre pendant la micro-tournée

* Présentation de Thomas Joseph :
Musique pour grands espaces urbains avec ukulele et piano en sourdine.
La tête dans un vieux poste de télévision : c’est comme ça que Thomas Joseph, alias T, entamait ses premiers concerts. C’était l’époque du label Vergo avec ses enregistreurs 4 pistes à cassettes, ses pochettes cartons faites à la main et ses photos numériques pixellisées. On en retiendra B-Category Film et son atmosphère minimaliste envoûtante, un concept album Lo-Fi qui fera date.
Avec T., album éponyme, plus de télé, Thomas se dévoile. C’est la première production du label Herzfeld. Fini le bricolage, un son plus généreux avec plus d’espace, plus de stéréo et le parti pris de faire danser les gens. L’album se vend bien et les rares apparitions du musicien sont des moments étonnants de connivence avec le public.
Retour à l’épure avec Bau, son piano et ses délicats arrangements de cordes, l’album de la maturité.
Depuis, il fait de la musique pour les grands espaces urbains avec un piano en sourdine, une petite guitare américaine et ce petit rien de sensibilité supplémentaire propre aux guitaristes gauchers.»


Et voici le montage sonore de l’enregistrement de cette première micro-tournée musicale:
Micro tournée #1 : Thomas Joseph by md68

Si je parle de cette action c’est qu’il me paraît facile à transposer dans des bibliothèques fixes et qu’il est à mon avis exemplaire d’une démarche de bibliothèque comme 3ème lieu. Pour que les usagers continuent à avoir envie de venir, il faut avoir des collections attractives mais aussi les surprendre. Le passage dans une bibliothèque doit devenir une expérience forte.

Outre la musique, d’autres micro-résidences d’artistes peuvent tout à fait être proposées en médiathèque. Il faut que celles-ci aient un caractère spectaculaire pour susciter la surprise et l’interaction avec les usagers. Un auteur écrivant en solitaire ne suffit pas. En revanche s’il écrit sur un ordinateur et que son travail est projeté sur un grand écran c’est autre chose. Dessiner une BD pendant une journée, une création vidéo ou tout autre création plastique fonctionneraient tout aussi bien que la musique.

Ce que je trouve particulièrement pertinent dans ce type d’action c’est leur dimension participative et interactive. Nous dépassons l’animation où l’usager n’est qu’un simple spectateur. Rendons la culture en bibliothèque plus vivante!

Ces micro-projets simples et peu coûteux peuvent avoir des multiples ramifications: lors de la tournée de bibliobus le musicien peut rencontrer une classe, des musiciens amateurs, un autre artiste, sortir du bibliobus pour investir d’autres lieux,…

Qu’en dites-vous? D’autres exemples de micro-projets de ce type? D’autres idées?

Médiathèques en mutation: les pieds sur terre, la tête dans les nuages

Revue de l'Observatoire des politiques Culturelles n°37La revue de l’Observatoire des Politiques Culturelles publie ces jours-ci un numéro intitulé « L’ère numérique: un nouvel âge pour le développement culturel territorial« , L’observatoire n°37, hiver 2010, 112 pages, http://www.observatoire-culture.net. Voici le sommaire:

  • L’ère numérique : un nouvel âge pour le développement culturel territorial
  • Les pratiques culturelles à l’ère numérique
  • Du consumérisme à l’autonomie : le numérique vient d’entrouvrir une porte
  • Regard économique sur les promesses du numérique
  • Une culture des TIC comme méthode de gouvernance des territoires
  • Vers une culture de l’expérimentation
  • Quelle urbanité pour les non-lieux de la ville contemporaine ?
  • Vers un service public culturel numérique
  • Créer à l’ère numérique
  • Arts, sciences et territoires : un croisement fertile
  • Une plateforme d’intermédiation entre Territoires, Communautés et TIC
  • La société des arts technologiques (sat)
  • Médiathèques en mutation : les pieds sur terre, la tête dans les nuages
  • La Bibliothèque numérique de Roubaix
  • Les réseaux sociaux en ligne et l’espace public
  • Grigny et sa M@ison : l’internet pour tous
  • Géoculture : le Limousin vu par les artistes

C’est votre serviteur qui a commis l’article sur l’impact du numérique pour les médiathèques: Médiathèques en mutation, les pieds sur terre, la tête dans les nuages.

Résumé Continuer la lecture de « Médiathèques en mutation: les pieds sur terre, la tête dans les nuages »

Premier bilan du streaming musical en bibliothèques publiques

Musicovore, groupe Facebook de passionnés de musique (CC http://www.flickr.com/photos/rmoris/)

Après 5 mois d’expérimentation qui comprennent deux mois d’été plus calmes, notamment pour mettre en valeur ce nouveau service auprès de nos auditeurs, voici un premier bilan de l’expérimentation UMMA (Univers Musical des Médiathèques Alsaciennes) d’écoute en ligne (streaming) en partenariat avec musicMe proposé aux lecteurs des 4 structures différentes: la ville du Mulhouse, la communauté urbaine de Strasbourg, les BDP du Bas-Rhin (BDBR) et du Haut-Rhin (MD68). Cette expérience a bénéficié du soutien du Ministère de la Culture dans le cadre de son appel à projet culturel numérique innovant. L’ensemble des projets retenus sont présentés sur le site Culture Labs.

Depuis le mois de Mai, deux sites principaux sont ouverts au niveau des deux BDP: médiason67 et calice68. Le site de Mulhouse devrait ouvrir en décembre et celui de Strasbourg début 2011.

Avec presque 300 inscrits sur les deux sites, 36 radios créées et 1500 Euros de coût lié à la consommation, je peux déjà dire que l’expérience est réussie au-delà des objectifs fixés au départ à savoir réussir à attirer un public significatif, maîtriser les budgets et s’approprier la plate-forme pour la médiation numérique. La collaboration avec musicMe est très bonne même si en utilisateur exigeant nous aurions aimés quelques évolutions plus rapidement. D’un autre coté, musicMe a développé la possibilité de personnaliser les albums à la Une et dans tous les genres musicaux ainsi que de modifier le contenu de certaines parties du site. Ce qui n’était pas prévu dans le cahier des charges initial… Rappelons que nous avons à faire à une petite entreprise d’une douzaine de personnes gérant plusieurs marchés en même temps…

J’attends maintenant avec impatience l’ouverture des deux autres sites pour voir l’écho auprès du public et les réflexions apportées par d’autres expérimentateurs.

Fort de ces premiers mois, musicMe prépare et ajuste pour 2011 son offre aux bibliothèques. Nous vous tiendrons au courant.

Je vous laisse découvrir ci-après un bilan plus détaillé.
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Streaming musical en bibliothèque – Congrès ABF 2010

Voici le diaporama présenté au Congrès ABF 2010 à Tours lors de l’atelier 8 – la dématérialisation des documents sonores, quels coûts? quels services? (compte-rendu ici)

Expérimentation streaming musical dans les bibliothèques alsaciennes

Dans le cadre de l’appel à projet culturel numérique innovant, plusieurs bibliothèques se sont regroupées et ont noué un partenariat avec MusicMe pour proposer un service d’écoute en ligne (streaming) de musique. L’objectif est non seulement de mettre à disposition des lecteurs inscrits dans nos bibliothèques une offre musicale en ligne légal mais aussi de faire de la médiation numérique grâce au playlists et aux radios fabriquées par les bibliothécaires musicaux.

Les structures participants à l’expérimentation sont le réseau des médiathèques de la Communautés Urbaines de Strasbourg, des médiathèques du réseau de la BDBR (Bibliothèque Départementale du Bas-Rhin), les bibliothèques de Mulhouse et les bibliothèques du Haut-Rhin participant à Calice68. Nous avons obtenu pour ce projet nommé UMMA (Univers Musical de Médiathèque Alsacienne) une subvention du Ministère de la Culture dans le cadre de l’appel à projet culturel numérique innovant.

Chaque bibliothèque partenaire proposera un mini-MusicMe avec l’ensemble des fonctionnalités existantes Continuer la lecture de « Expérimentation streaming musical dans les bibliothèques alsaciennes »