Pour un engagement politique des bibliothèques

(contribution au Congrès ABF 2012: La Bibliothèque, une affaire publique)

Panneau Danger
photo Joelk75 http://www.flickr.com/photos/75001512@N00/

Les résultats du premier tour des élections présidentielles 2012 confirment un enracinement et une diffusion géographique du vote d’extrême droite. Il ne faut pas se voiler la face en prétextant un vote protestataire, j’ai la conviction que nous sommes dans un vote d’adhésion aux discours simplistes et démagogiques.

Les médias, en particulier la télévision, survolent et schématisent beaucoup de sujets de sociétés importants. Les faits divers s’enchaînent pour maintenir ce sentiment d’insécurité si subjectif et si difficile à contrer avec des arguments rationnels sur la baisse mathématique des crimes et des délits violents… Les difficultés et les peurs (emploi, déclassement,…) liées à la crise économique font chercher des boucs émissaires et facilitent l’adhésion à des solutions caricaturales…

Il me semble urgent et vital que les bibliothèques deviennent un lieu de parole et de débat. Il s’agit de mettre en perspective un sujet politique, d’apporter avec pédagogie une profondeur de réflexion face au temps court des médias et surtout de favoriser l’expression des idées de chacun même si cela ne sera jamais simple à gérer.

[auto-promo] Je voudrais à ce sujet témoigner de la réussite d’une animation de la Médiathèque Départementale du Haut-Rhin Continuer la lecture de « Pour un engagement politique des bibliothèques »

Micro-animations pour une bibliothèque troisième lieu

A l’initiative de son nouveau responsable musique, la Médiathèque Départementale du Haut-Rhin a lancé une série d’animations originale: les micros tournées musicales. Un musicien accompagne une tournée de bibliobus, s’imprègne de l’ambiance, interagit avec les usagers et joue de la musique. La micro tournée se termine par un petit concert devant le bibliobus lors du dernier stationnement de la journée.

Voici la présentation du premier opus:

«Thomas Joseph, auteur, compositeur, embarque dans votre médiabus.
Il s’y installe, en fait son studio mobile, son atelier ouvert. Il propose ses derniers coups de coeur littéraires et musicaux et, de village en village, jette un regard neuf sur ce petit voyage banal, ce « road movie » de série B.
En plus de ses instruments et outils personnels nous mettons à sa disposition des enregistreurs d’images et de sons. Le matériel collecté rendra compte de ce voyage… pas si banal que ça.Rencontre dans le bus tout au long de la tournée du 26 mai
Concert gratuit à la station de Leymen (école) à 18h00 !

 

Thomas Joseph enregistre pendant la micro-tournée

* Présentation de Thomas Joseph :
Musique pour grands espaces urbains avec ukulele et piano en sourdine.
La tête dans un vieux poste de télévision : c’est comme ça que Thomas Joseph, alias T, entamait ses premiers concerts. C’était l’époque du label Vergo avec ses enregistreurs 4 pistes à cassettes, ses pochettes cartons faites à la main et ses photos numériques pixellisées. On en retiendra B-Category Film et son atmosphère minimaliste envoûtante, un concept album Lo-Fi qui fera date.
Avec T., album éponyme, plus de télé, Thomas se dévoile. C’est la première production du label Herzfeld. Fini le bricolage, un son plus généreux avec plus d’espace, plus de stéréo et le parti pris de faire danser les gens. L’album se vend bien et les rares apparitions du musicien sont des moments étonnants de connivence avec le public.
Retour à l’épure avec Bau, son piano et ses délicats arrangements de cordes, l’album de la maturité.
Depuis, il fait de la musique pour les grands espaces urbains avec un piano en sourdine, une petite guitare américaine et ce petit rien de sensibilité supplémentaire propre aux guitaristes gauchers.»


Et voici le montage sonore de l’enregistrement de cette première micro-tournée musicale:
Micro tournée #1 : Thomas Joseph by md68

Si je parle de cette action c’est qu’il me paraît facile à transposer dans des bibliothèques fixes et qu’il est à mon avis exemplaire d’une démarche de bibliothèque comme 3ème lieu. Pour que les usagers continuent à avoir envie de venir, il faut avoir des collections attractives mais aussi les surprendre. Le passage dans une bibliothèque doit devenir une expérience forte.

Outre la musique, d’autres micro-résidences d’artistes peuvent tout à fait être proposées en médiathèque. Il faut que celles-ci aient un caractère spectaculaire pour susciter la surprise et l’interaction avec les usagers. Un auteur écrivant en solitaire ne suffit pas. En revanche s’il écrit sur un ordinateur et que son travail est projeté sur un grand écran c’est autre chose. Dessiner une BD pendant une journée, une création vidéo ou tout autre création plastique fonctionneraient tout aussi bien que la musique.

Ce que je trouve particulièrement pertinent dans ce type d’action c’est leur dimension participative et interactive. Nous dépassons l’animation où l’usager n’est qu’un simple spectateur. Rendons la culture en bibliothèque plus vivante!

Ces micro-projets simples et peu coûteux peuvent avoir des multiples ramifications: lors de la tournée de bibliobus le musicien peut rencontrer une classe, des musiciens amateurs, un autre artiste, sortir du bibliobus pour investir d’autres lieux,…

Qu’en dites-vous? D’autres exemples de micro-projets de ce type? D’autres idées?

Si tu ne viens pas à la bibliothèque, la bibliothèque viendra à toi!

Avec l’aimable autorisation de la revue Argus, je publie ici l’article qu’ils m’ont demandé afin de présenter un dossier sur la médiation. Ce dossier est paru dans le volume 39 numéro 3 (Hiver 2011).

Etre des passeurs tel est l’un des axes forts du métier de bibliothécaire. Les collections et les services que nous proposons n’ont de sens que s’ils rencontrent un public. Cette exigence de médiation n’a cessé de s’accentuer au fil de notre histoire et surtout de s’adapter au contexte social dans lequel nous vivons. La mise en place de politique d’animations a été une étape importante pour faire vivre nos collections au-delà du prêt et de conseils inter-individuels. L’ambition d’élargir sans cesse notre public nous a conduit à démultiplier les actions hors les murs. Il s’agissait dans un premier temps de démarche expérimentale issue de volontés individuelles et de rencontres avec des partenaires sociaux ou éducatifs. C’est en cela que la démarche de médiation en bibliothèque est fortement teintée d’une couleur sociale, à savoir rencontrer des publics défavorisés ou tout au moins éloignés du livre et de la culture. L’article de Madjid Ihadjadene et Bernadette Dufrene, Les médiations en bibliothèque : une logique de service public? fait le point sur cette notion et son évolution. Vous en trouvez de merveilleuses illustrations dans ce dossier. Pour paraphraser Le Bossu (Paul Féval) alias Lagardère, si tu ne viens pas à la bibliothèque, la bibliothèque viendra à toi!

Et ils sont de plus en plus nombreux les preux chevaliers du livre et de la culture à partir à l’assaut du public. Qu’il s’agisse d’un bibliothécaire ambulant qui aide les parents à savoir lire des histoires à leurs enfants (Jean-François Cusson, Montréal); ou du développement du programme “Un naissance un livre” visant à offrir une livre aux enfants de moins d’un an; ou d’un vélo sert de catalyseur pour proposer des lectures, des débats ou des ateliers d’art en pleine rue (Ramon Vitesse le Biblio-vélo à Cowansville); ou de l’heure du thé qui permet aux femmes de l’arrondissement de Villeray (L.F. Beaulieu, Montréal) de se rencontrer à la bibliothèque, de se socialiser et d’ouvrir quelques livres; ou deux tentes qui se déplacent de parcs en jardins à Québec pendant l’été suscitant la découverte du livre auprès des enfants (Mylène Gauthier, Québec); ou les livres vivants sur les communautés autochtones à Quebec (Mazzeo, Madavine Tom et Karen Rodrigue-Gervais); ou la Bibliothèque ouverte (BiO) qui combine les actions de proximité hors les murs et la co-création du service in situ avec un volet numérique (Ramon Vitesse); ce dernier entre d’ailleurs en écho avec l’expérience de médiation numérique de Romans-sur-Isère (Lionel Dujol), tous ont chevillé au coeur l’ambition de démocratiser la bibliothèque.

Il faut miser sur la relation humaine dans nos bibliothèques car les collections sont en train de nous échapper complètement au profit du numérique. Chacun peut découvrir, collectionner et organiser de plus en plus facilement tout seul ses contenus culturels. Aujourd’hui la médiation ne relève plus d’une démarche volontariste en direction de certains publics mais doit devenir une stratégie globale de nos établissements que ce soit sur place ou en ligne. Comme l’explique L. Naccache, la connaissance provient de la rencontre de deux subjectivités et non simplement de la consultation d’une information par un individu. Les bibliothèques ont tous les atouts et les ressources pour jouer cette carte. Ne ratons pas ce tournant!

Note:
Perdons-nous connaissance? Lionel Naccache (Odile Jacob, 2010)

Le catalogue d’une exposition censurée est édité par l’ABF

La censure. Une affaire ancienne ?

(billet publié simultanément sur différents blogs du groupe « bibliothèques hybrides » de l’ABF (Association des Bibliothécaires de France)

En décembre 2008, la revue Bibliothèque(s) de l’ABF publiait un numéro consacré à cette thématique. Dans son introduction au dossier, Michel Melot, ancien président du Conseil supérieur des bibliothèques faisait remarquer qu’ une des leçons que l’on peut tirer [des censures subies], sur laquelle il est possible d’agir, est l’isolement des bibliothécaires victimes de censures de la part de leurs tutelles.« 

Pour témoigner de son engagement, qui est celui de tous les bibliothécaires, pour la liberté d’expression, l’ABF (l’Association des Bibliothécaires de France) a décidé de briser cet isolement, de soutenir les auteurs et les professionnels censurés – notamment les collègues de la BDP de la Somme et de publier le catalogue de l’exposition  » « Quand les illustrateurs de jeunesse dessinent pour les grands » surtitrée pour adultes seulement.

25 illustrateurs pour la jeunesse mondialement connus ont été conviés à dessiner « pour les grands », parmi eux : Bachelet, Claveloux, Gauthier, Heitz, Joos, Lemoine, Maja, Nicollet, Ungerer, Zaü, Zullo, auxquel s’est joint Leo Kouper, le grand affichiste auteur de l’affiche d’Emmanuelle et de Le père Noël est une ordure. Ils ont récoltés de nombreux prix, été publiés par les plus grands éditeurs, en France et dans le monde, dans la presse, du Monde au New Yorker, en passant par le Magazine littéraire ou Lire…

L’exposition prévue à la Bibliothèque de prêt de la Somme a été interdite 11 jours avant son vernissage par son commanditaire, le conseil général.

La presse nationale (Le Monde, Libération, Le Nouvel Observateur, Le Canard enchaîné, Art Press, France Inter, France Culture…), ainsi que l’Observatoire de la censure et la Ligue des Droits de l’Homme se sont élevés contre ce cas de censure brutal et stupide.

Une large sélection de l’exposition interdite (31 dessins drôles et émouvants) et les projets d’affiches de Léo Kouper (Emmanuelle) sont précédés d’un historique de l’affaire et suivis d’un éloquent florilège de la presse.

Pascal Wagner, président de l’ABF, en préface au catalogue explique : « En décidant de publier le présent catalogue d’une exposition élaborée par une bibliothèque dans le cadre de ses interventions culturelles et déprogrammée par la tutelle administrative de ladite bibliothèque, l’ABF souhaite émettre un signal à propos du problème récurrent de la censure en bibliothèque – une piqûre de rappel, en quelque sorte. »

Chers collègues, chers lecteurs, si vous voulez vous procurer ce catalogue, soutenir le travail de nos collègues, ne pas laisser le silence nous dicter sa loi, dirigez vous directement vers votre libraire ou sur le site de l’ABF. Et, faites connaître ce livre dans votre bibliothèque…

Laissons Michel Melot conclure :  » Rien ne sert de se flatter de liberté nationale : l’histoire nous apprend que la censure a une longue histoire en France et que ses formes actuelles s’ancrent dans la tradition d’un pouvoir central fort et d’une administration puissante, qui laissent le citoyen souvent démuni. Tel est le bibliothécaire, sans défense devant une tutelle qui lui dicterait une politique sectaire contraire à ses propres idéaux. Les grands principes ne servent à rien dans une bonne justice« 

Pour adultes seulement

80 p., 31 planches quadri, 21×23 cm, sous couverture quadri avec rabats et sous bande rouge : « Couic sur la chose » (Le Canard enchaîné).

Prix : 13 € / ISBN : 978-2-900177-35-8

Diffusion : ABIS, 31, rue de Chabrol – 75010 Paris / Tél. 01 55 33 10 30 / Fax 01 55 33 10 31

Sortie le 20 novembre.

Les bibliothèques comme éditeur et diffuseur numérique voire plus

Photo de STML http://www.flickr.com/photos/stml/4097641005/

La lecture de cette idée de Thierry Crouzet réactive ma propre réflexion sur la place des bibliothèques dans la chaîne éditoriale et ce quelque soit le support.

J’ai acquis aujourd’hui la certitude que c’est l’une des pistes de développement pour les bibliothèques: être davantage partie prenante de la création quelque soit le support. Cela rejoint le mouvement qui emmène les bibliothèques du simple stock de documents au centre culturel autour des oeuvres. Si nous voulons devenir ce troisième lieu vivant et participatif, ce sera bien sûr avec les usagers-lecteurs mais aussi avec les usagers-auteurs (l’un n’exclue par l’autre bien sûr).

Nous avons déjà l’habitude de sélectionner des produits finis pour les acheter, les traiter et les conseiller. Ce n’est pas si loin du travail d’éditeur Continuer la lecture de « Les bibliothèques comme éditeur et diffuseur numérique voire plus »

Mettre en scène les collections des bibliothèques

A l’heure du numérique, il me semble que l’effort des bibliothèques doit aussi porter sur la mise en scène des collections. Si l’on observe les sites marchands, les blogs et les sites communautaires autour des livres ou des disques, nous trouvons une multiplicité de manière de mettre en valeur et d’attirer l’attention sur les contenus. Alors qu’une bibliothèque offre surtout un mur de livre classés sur la tranche avec par-ci par-là des présentations thématiques ou de nouveautés.

La présentation physique des collections devrait fait sa révolution en bibliothèque: présenter davantage de documents de face (quitte à avoir moins de documents dans les espaces publics) et/ou mettre en scène la collection avec cette visée pédagogique défendue par B. Calenge ici. Ce dernier pouvant s’articuler fortement autour des animations se déroulant dans la bibliothèque ou dans la commune. Des bibliothèques travaillent déjà dans ce sens comme à l’espace découverte de la médiathèque du SAN Val d’Europe ou à Troyes autour de l’espace Patrimoine. Je ne doute pas qu’il existe d’autres démarches exemplaires mais notre culture professionnelle nous incite davantage à nous contenter de tables thématiques ou à l’accrochage d’exposition (qui servent plus à décorer les locaux).

J’ai été frappé cet été en visitant une libraire jeunesse qui avec consacrée 5 à 6 mètres pour présenter des albums (et perdu une place importante pour un stock de documents). L’effet est immédiat sur la visibilité et l’attractivité des documents. Nos collègues américains et des pays du nord de l’Europe se sont engagés depuis quelques années dans cette voie.

Je m’interroge sur l’approche figée qu’induit nos classifications, notamment concernant les documentaires ou les CD, que ce soit la Dewey ou la PCDM4 (Plan de Classement des Documents Musicaux, version 4). De nombreuses bibliothèques ont fait le choix de regroupements thématiques s’affranchissant de la Dewey et cela me parait salutaire. Bien que très récente, je pense que les collègues bibliothécaires musicaux pourraient aussi bousculer un peu cette PCDM4 par des rapprochements ou une mise en avant de certaines musiques. Un article de 2009 paru dans la revue Mouvement remet en cause la vision occidentale des étiquettes données par la critique ou les professionnels alors que le métissage des esthétiques musicales s’accroit et rend difficile l’étiquetage d’un album.

Pour surprendre nos usagers et faire de la visite de la bibliothèque quelque chose de plus, il me semble que l’une des pistes est de rendre vivante et plus évolutive la mise en espace de nos collections.

Avez-vous expérimenté des actions de ce genre ou observé des expériences menées chez des collègues?

Facebook et bibliothèques publiques: quelques idées

Avec d’autres biblioblogueurs tel que Biblioroots ou Vagabondages, Archimag nous interrogeait sur les conseils à donner à une bibliothèque désirant utiliser Facebook. Voici en vrac les suggestions que j’ai faites:

-comme tout contenu éditorial: définir au préalable la ligne éditoriale avec des rubriques ou des sujets récurrents, un rythme de publication, qui fait quoi?
– penser interactivité et pas uniquement communication dans un seul sens de la bibliothèque vers les usagers
– penser multimédia: photo et vidéo. Ce qui veut dire d’avoir le matériel pour et l’accès internet facile pour ceux qui gèrent Facebook
– réfléchir dès le projet à la complémentarité avec ses autres supports de diffusion numérique: site, blog, twitter,…
– en faire la promo sur tous les supports numériques et physiques…
– parler de ce canal d’interaction lors des animations ou des occasions qui donneront lieu à publication sur Facebook en incitant les usagers à y participer.
– s’amuser et prendre du plaisir à le faire… cela se sentira en ligne. ( à voir comme exemple le compte Facebook de MissMedia des bibliothèques de Metz)

D’autres idées?

Les Belles Etrangères USA dans le Haut-Rhin sont un peu dans les réseaux sociaux

Lors des nos formations et dans nos billets, les zhybrides défendent régulièrement le lien à créer entre les activités dans la bibliothèque et ses prolongations virtuelles, notamment dans les réseaux sociaux.

Je voudrais relater et commenter la petite expérimentation mise en oeuvre à l’occasion des Belles Etrangères Etats-Unis (manifestation annuelle organisée par le Centre National du Livre) dans le Haut-Rhin lors des rencontres littéraires autour d’Andrew Sean Greer. En préparant celles-ci, je constate sur son site officiel que l’écrivain dispose d’un compte Twitter et d’une page sur Facebook pour ses fans. Celui-ci a même créé sur Twitter une liste des écrivains américains invités en France… nous pouvons ainsi suivre au gré de leurs petits messages leurs pérégrinations et autres impressions (avec photos).

Dans la mesure où A.S. Greer rencontrait des élèves dans deux lycées, j’ai fait l’hypothèse que ceux-ci étaient actifs sur ces réseaux sociaux, notamment Facebook. Je ne me suis pas trompé car les élèves du lycée de Thann étaient déjà devenus « fans » d’A.S. Greer. Je les incitais à mettre des photos et des réactions sur Facebook et Twitter.

De mon coté, j’ai pris et mis en ligne des photos à la fois sur Twitter et sur Facebook. J’ai utilisé Twitpic qui facilite le lien avec Twitter: dès que j’ajoute une photo sur mon Twitpic, le lien est publié sur mon compte Twitter. J’ai fait sur Twitpic un reportage assez exhaustif sur les rencontres littéraires et sur l’un ou l’autre repas. J’ai ajouté sur sa page Facebook Continuer la lecture de « Les Belles Etrangères USA dans le Haut-Rhin sont un peu dans les réseaux sociaux »

Lettre d’e-veille mai – juin – juillet 2009

C’est le troisième numéro d’une veille diffusée par mail aux bibliothèques du Haut-Rhin et à quelques collègues tous les deux mois environ. Pour ceux qui n’ont pas leur système de veille via Netvibes ou autres et qui ne sont pas abonné au bouillon de Bibliobsession, j’ai pensé qu’elle avait aussi sa place en ligne. Il s’agit d’un choix subjectif à postériori. Je conserve les articles lus via un tag spécial sur mon agrégateur et le moment venu je revisite les textes mis en attente.

Bon surf et n’hésitez pas à réagir.

Lettre d’e-veille mai – juin – juillet 2009

En peu en décalage avec l’objet de cette lettre de veille dédiée à des articles parus sur internet, je commence par vous recommander un magazine papier : Books. Il reprend le principe de Courrier International en traduisant des articles de revues ou de sites internet étrangers mais en étant centré sur le livre et avec un point de vue documentaire. Le dossier de cet été est consacré au web : « Internet rend-il encore plus bête ? ». Contrairement au titre le dossier est loin d’être manichéen et présente une excellente synthèse sur les enjeux ainsi que les débats en cours donnant une place à tous les points de vue. (en kiosque au format journal, plus d’information sur leur site ; certains articles sont accessibles gratuitement en ligne, merci à N.P. de m’avoir signalé ce dossier)

Blog du congrès ABF

Depuis 2 ans, le groupe Bibliothèques Hybrides de l’ABF met en ligne pendant le congrès les comptes-rendus des ateliers et des conférences
Blog sommaire des comptes-rendus 2009

Contexte numérique

Nova Spivack : Bienvenue dans le Flux

Entretien avec Bernard Stiegler (sur l’importance de l’apprentissage du web et des technologies numériques)

Livres et numérique

Is it a bird… Description de la toile que tisse peu à peu Google sur l’univers du livre et des bibliothèques / Olivier Ertzscheid

Le futur se livre: Gutenberg à l’heure du Web : entretien avec L. Socavo sur Bibliofusion

Après la presse, c’est l’édition qui meurt / Thierry Crouzet Continuer la lecture de « Lettre d’e-veille mai – juin – juillet 2009 »

Concours de vidéos: exemple d’un partenariat original

Dans le cadre d’un partenariat avec L’Atelier du Rhin, centre dramatique régional d’Alsace, nous organisons un concours de vidéos sur Dailymotion.

L’Atelier du Rhin diffuse en janvier une pièce de Cyrano de Bergerac (pas la pièce d’E. Rostand sur Cyrano). Nous proposons aux internautes d’enregistrer leur version de la tirade des nez de la pièce d’E. Rostand. Voici le texte de présentation qui est mis en ligne sur nos sites respectifs:

« Soyez amical, gracieux, truculent,… et dramatique comme Cyrano de Bergerac ! Enregistrez votre version vidéo de la célèbre tirade des nez et gagnez des abonnements à l’Atelier du Rhin de Colmar, des places de théâtre et des livres!

Réalisez, avec l’appareil numérique de votre choix (téléphone mobile, caméra numérique,…), une vidéo de « La tirade des nez » de la pièce Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand, Acte 1 scène 4, tirade de Cyrano commençant par « Ah ! non ! c’est un peu court jeune homme ! / On pouvait dire… Oh ! Dieu… bien des choses en somme » jusqu’à « je me les sers moi-même, avec assez de verve, / mais je ne permets pas qu’un autre me les serve. ».

Durée maximum de la vidéo 5 minutes. La totalité du texte doit être dite pendant la vidéo.

Les vidéos réalisées à plusieurs sont admises mais chaque concurrent peut envoyer au maximum 1 vidéo.

Déposez ensuite la vidéo sur Dailymotion aux formats Divx, xvid, mov, MPEG1 (se créer un compte Dailymotion) et signalez-là grâce au tag ConcoursNezManuMD68. Toutes les techniques d’enregistrement, de montage et de création sont admises.

Il est ouvert à toute personne résidant dans le Haut-Rhin ayant atteint l’âge de 16 ans.

Date limite des envois le 5 décembre à 0h00. »

L’information sera aussi diffusée par courrier papier ou électronique aux compagnies de théâtre, aux troupes amateurs de la région, aux collèges et aux lycées et affichée dans les bibliothèques du département. L’Atelier du Rhin et La Médiathèque Départementale ont respectivement créé des comptes sur Dailymotion (Atelier du Rhin et Médiathèque68 ) afin de suivre et de mettre en valeur ces vidéos.

Il s’agit pour nos deux structures d’une première expérience d’animation et de concours en ligne. On ne s’attend pas à la ruée vers l’or. Notre initiative est d’ailleurs plus modeste que le Concours vidéos Paris Remix organisé par l’INA.

En préparant ce concours, j’ai découvert que beaucoup de grandes institutions comme la MoMA, le théâtre national de Londres, la Cité des sciences, la ville de Paris voire des chaines de télévision comme la BBC ou Direct8 avec des comptes sur Youtube ou Dailymotion. Il y a même la BU de l’Universite de Floride ainsi que la bibliothèque de Fontaine en France qui a mis en ligne des vidéos de poèmes lus par des enfants lors d’un club jeune. Ces vidéos sont ensuite intégrées à leur blog

Avez-vous repéré d’autres initiatives de ce genre? Des idées? Des réactions?