Facebook et bibliothèques publiques: quelques idées

Avec d’autres biblioblogueurs tel que Biblioroots ou Vagabondages, Archimag nous interrogeait sur les conseils à donner à une bibliothèque désirant utiliser Facebook. Voici en vrac les suggestions que j’ai faites:

-comme tout contenu éditorial: définir au préalable la ligne éditoriale avec des rubriques ou des sujets récurrents, un rythme de publication, qui fait quoi?
– penser interactivité et pas uniquement communication dans un seul sens de la bibliothèque vers les usagers
– penser multimédia: photo et vidéo. Ce qui veut dire d’avoir le matériel pour et l’accès internet facile pour ceux qui gèrent Facebook
– réfléchir dès le projet à la complémentarité avec ses autres supports de diffusion numérique: site, blog, twitter,…
– en faire la promo sur tous les supports numériques et physiques…
– parler de ce canal d’interaction lors des animations ou des occasions qui donneront lieu à publication sur Facebook en incitant les usagers à y participer.
– s’amuser et prendre du plaisir à le faire… cela se sentira en ligne. ( à voir comme exemple le compte Facebook de MissMedia des bibliothèques de Metz)

D’autres idées?

Présentation de quelques bibliothèques finlandaises

Le diaporama ci-dessous est une présentation synthétique du voyage d’étude dans les bibliothèques finlandaises réalisé grâce au ministère de la culture finlandais et à la BPI. Je ne présente ici que les bibliothèques publiques visitées.

Quelques bibliotheques finlandaises

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N’hésitez pas à compléter et à commenter.

Quelques perspectives 2010 pour les bibliothèques et le web participatif

Bonne année 2010 à toutes et à tous.

FuturFlower
A Flower in Future World de IceNineJon (Flickr) http://www.flickr.com/photos/iceninejon/3794202308/

Pour la première année je vais me livrer à un petit exercice prospectif en ce qui concerne les bibliothèques et le web participatif ainsi que pour les bibliothèques et les ressources numériques. Ces quelques perspectives sont issues de ma veille, d’échanges informels et de volontés observés lors des formations que j’anime. Il s’agit aussi de voeux réalisables ou à réaliser.

  • Les bibliothèques, quelque soit leur taille, vont investir de manière significative les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Myspace,…). Il serait de toute façon souhaitable que celles-ci se construisent une identité numérique solide.
  • Nous allons voir fleurir les blogs et autres dispositifs de médiation numérique (carte Google, Pearltrees, Frise chronologique (timeline),…) en espérant que nous dépassions les simples contenus textuels pour développer des contributions audiovisuelles via des vidéos ou des enregistrements sonores. Faites vos armes sur le Bibliolab!
  • Avant que le bilan des intentions d’achat via CAREL soit publié par la BPI, il est aussi à parier que le nombre de bibliothèques abonnées à des ressources numériques augmentera sérieusement en 2010.
  • En attendant une offre éditoriale qui devrait croitre, des nouvelles expériences auront lieu dans le domaine du livre électronique soit via des liseuses soit via du streaming.
  • Une expérience de streaming musical est prévue dans plusieurs bibliothèques alsaciennes. C’est avec MusicMe. Je vous en reparlerai. D’autres bibliothèques expérimenteront peut-être ce service avec CVS… à suivre. Continuer la lecture de « Quelques perspectives 2010 pour les bibliothèques et le web participatif »

Quelle place pour les bibliothèques à l’heure du web?

Mes diaporamas de formation sont toujours mis en ligne sur mon compte Slideshare et je n’en parle pas systématiquement ici car ils sont souvent de simple actualisation. Celui que je vous propose aujourd’hui est une synthèse récente de ce que font et peuvent faire les bibliothèques sur le web participatif. Bonne consultation et n’hésitez pas à commenter ou compléter!

Les Belles Etrangères USA dans le Haut-Rhin sont un peu dans les réseaux sociaux

Lors des nos formations et dans nos billets, les zhybrides défendent régulièrement le lien à créer entre les activités dans la bibliothèque et ses prolongations virtuelles, notamment dans les réseaux sociaux.

Je voudrais relater et commenter la petite expérimentation mise en oeuvre à l’occasion des Belles Etrangères Etats-Unis (manifestation annuelle organisée par le Centre National du Livre) dans le Haut-Rhin lors des rencontres littéraires autour d’Andrew Sean Greer. En préparant celles-ci, je constate sur son site officiel que l’écrivain dispose d’un compte Twitter et d’une page sur Facebook pour ses fans. Celui-ci a même créé sur Twitter une liste des écrivains américains invités en France… nous pouvons ainsi suivre au gré de leurs petits messages leurs pérégrinations et autres impressions (avec photos).

Dans la mesure où A.S. Greer rencontrait des élèves dans deux lycées, j’ai fait l’hypothèse que ceux-ci étaient actifs sur ces réseaux sociaux, notamment Facebook. Je ne me suis pas trompé car les élèves du lycée de Thann étaient déjà devenus « fans » d’A.S. Greer. Je les incitais à mettre des photos et des réactions sur Facebook et Twitter.

De mon coté, j’ai pris et mis en ligne des photos à la fois sur Twitter et sur Facebook. J’ai utilisé Twitpic qui facilite le lien avec Twitter: dès que j’ajoute une photo sur mon Twitpic, le lien est publié sur mon compte Twitter. J’ai fait sur Twitpic un reportage assez exhaustif sur les rencontres littéraires et sur l’un ou l’autre repas. J’ai ajouté sur sa page Facebook Continuer la lecture de « Les Belles Etrangères USA dans le Haut-Rhin sont un peu dans les réseaux sociaux »

Médiation numérique en bibliothèque: la carte des interprètes de Bretagne

Lionel Dujol fut l’un des premiers à mettre en lumière le potentiel de Googlemaps concernant la médiation numérique avec sa cartoguide. Bibliosurf propose dans le même esprit la carte des polars et plus ici. J’avais aussi repérer la carte Sur les pas de Van der Meersch qui prolongeait une  exposition physique à la médiathèque de Roubaix. Vous pouvez par ailleurs suivre en anglais le voyage de Marco Polo ici.

Le vent frais de l’innovation vient à nouveau de l’Ouest où la médiathèque de Quimperlé a mis en ligne depuis quelques jours la carte des interprètes de Bretagne:

Afficher Interprètes de Bretagne sur une carte plus grande

Ils ont aussi une page publique Netvibes et une compte sur Facebook.

Les possibilités de l’outil sont nombreuses: de la carte des musiques du monde à celle des compositeurs de musique contemporaine en passant par une version cartographique des démothèques… et bien d’autres choses à imaginer.

Une aide des collègues bretons permettrait de rendre cette carte encore plus riche!

D’autres idées? D’autres exemples?

Lettre d’e-veille mai – juin – juillet 2009

C’est le troisième numéro d’une veille diffusée par mail aux bibliothèques du Haut-Rhin et à quelques collègues tous les deux mois environ. Pour ceux qui n’ont pas leur système de veille via Netvibes ou autres et qui ne sont pas abonné au bouillon de Bibliobsession, j’ai pensé qu’elle avait aussi sa place en ligne. Il s’agit d’un choix subjectif à postériori. Je conserve les articles lus via un tag spécial sur mon agrégateur et le moment venu je revisite les textes mis en attente.

Bon surf et n’hésitez pas à réagir.

Lettre d’e-veille mai – juin – juillet 2009

En peu en décalage avec l’objet de cette lettre de veille dédiée à des articles parus sur internet, je commence par vous recommander un magazine papier : Books. Il reprend le principe de Courrier International en traduisant des articles de revues ou de sites internet étrangers mais en étant centré sur le livre et avec un point de vue documentaire. Le dossier de cet été est consacré au web : « Internet rend-il encore plus bête ? ». Contrairement au titre le dossier est loin d’être manichéen et présente une excellente synthèse sur les enjeux ainsi que les débats en cours donnant une place à tous les points de vue. (en kiosque au format journal, plus d’information sur leur site ; certains articles sont accessibles gratuitement en ligne, merci à N.P. de m’avoir signalé ce dossier)

Blog du congrès ABF

Depuis 2 ans, le groupe Bibliothèques Hybrides de l’ABF met en ligne pendant le congrès les comptes-rendus des ateliers et des conférences
Blog sommaire des comptes-rendus 2009

Contexte numérique

Nova Spivack : Bienvenue dans le Flux

Entretien avec Bernard Stiegler (sur l’importance de l’apprentissage du web et des technologies numériques)

Livres et numérique

Is it a bird… Description de la toile que tisse peu à peu Google sur l’univers du livre et des bibliothèques / Olivier Ertzscheid

Le futur se livre: Gutenberg à l’heure du Web : entretien avec L. Socavo sur Bibliofusion

Après la presse, c’est l’édition qui meurt / Thierry Crouzet Continuer la lecture de « Lettre d’e-veille mai – juin – juillet 2009 »

Les hybrides seront au congrès de l’ABF et annoncent le bibliolab

Juste un petit billet pour annoncer que le groupe bibliothèques hybrides de l’ABF sera sur le stand de l’ABF au Congrès annuel qui se tiendra à Paris du 11 au 14 Juin (stand A2).

Au programme : démonstrations, explications et rencontres avec les membres du groupe qui seront sur le stand. Nous nous chargerons également de faire des comptes rendus d’ateliers et de conférences sur le blog du Congrès, notamment par la diffusion des supports des intervenants. Nous alimenterons également un Twitter que vous pouvez suivre ici et retrouver dans la colonne de droite du blog du Congrès.

A l’heure où l’on s’interroge que les outils de partage en information documentation, nous aurons le plaisir de faire des démonstration du futur Bibliolab pour les congressistes qui passeront sur le stand. Pour les autres, le lancement officiel est prévu en Septembre prochain, probablement à l’occasion du Bookcamp. Histoire de vous mettre l’eau à la bouche voici ce dont il s’agit : Continuer la lecture de « Les hybrides seront au congrès de l’ABF et annoncent le bibliolab »

L’usager co-créateur des services en bibliothèques publiques

L’enquête nationale du Credoc sur la fréquentation des bibliothèques et diverses enquêtes de terrain (voir références en fin d’article) montrent une évolution des pratiques des usagers, notamment l’accroissement significatif d’un usage sur place qui se passe des ressources documentaires de la bibliothèque. L’émergence d’un Internet plus participatif dit web 2.0 et l’accroissement du niveau d’étude de la population française change aussi les attentes des usagers. En synthétisant et prolongeant mon mémoire d’étude à l’Enssib, j’apporte ma pierre aux réflexions de Bibliobsession, de Bertrand Calenge (notamment ici, ici et ici) et autre Bibliothèque=Public.

1/ L’évolution des publics et de ses pratiques

Les bibliothèques sont confrontées à des évolutions externes qui ne sont pas sans conséquence sur son fonctionnement. Nous pouvons citer l’évolution du temps de travail (réduction ou fragmentation), ou l’élévation du niveau d’étude mais surtout la disparition de la frontière entre les activités professionnelles et la vie privée qui ne correspond plus au modèle de bibliothèque publique français principalement orienté vers les loisirs.

Les médiathèques sont aussi en concurrence frontale avec internet et les loisirs numériques. Grâce au web, le citoyen fait lui-même sa recherche d’information et accède un très large éventail de ressources documentaires sans passer par des institutions. L’enquête Credoc relève d’ailleurs que les personnes interrogées déclarent utiliser en priorité Internet tant pour la recherche d’information que pour l’aide aux devoirs. Internet et les loisirs numériques sont aussi en concurrence quant au temps consacré aux autres loisirs et aux sorties culturelles. Continuer la lecture de « L’usager co-créateur des services en bibliothèques publiques »

Quelle place les bibliothèques peuvent-elles accorder aux contenus créés pas les internautes?

ugcL’une des révolutions du web participatif est l’explosion de contenus mis en ligne par les amateurs. L’éventail est très large, du film de famille au carnet de voyage illustré par des dessins en passant par de créations musicales originales ou remixées. Il est tentant pour les bibliothèques de rejeter cette production non validé par un éditeur.

Je pense que cela serait une erreur d’ignorer ces créations dont certaines rivalisent avec des documents édités. Pour la musique, des analystes parlent des pro-ams, des amateurs dont la pratique et la musique sont proches ou équivalentes à celles de musiciens professionnels. Par ailleurs, ce type de production peut représenter un vrai intérêt documentaire comblant parfois un manque dans l’édition. Les bibliothèques pourraient les valoriser en dépit d »une moindre qualité de réalisation par rapport à une édition professionnelle. On peut les rapprocher des fonds locaux de type brochure d’associations locales.

Certains artistes déjà édités et reconnus investissent internet comme espace unique de diffusion d’une partie de leurs oeuvres. Il est à parier que le mouvement risque de s’amplifier dans une optique de contact direct avec leur public et d’avoir un meilleure rémunération qui se passerait d’intermédiaire.

Pour utiliser les contenus créés par les usagers comme ressources documentaires, il conviendrait alors de les intégrer dans les politiques d’acquisition existantes et de les sélectionner aux mêmes titres que les ressources physiques ou que les ressources numériques payantes déjà acquises. La différence avec ces dernières est qu’on maitrise plus le choix de document que dans les bouquets numériques payant même si la disponibilité est moins garantie.

Je crois que les difficultés juridiques sont mineures dans la mesure où l’on retiendrait des oeuvres originales même si elles citent ou contiennent des oeuvres soumises à droits d’auteurs. Il suffit alors de s’acquitter des droits de diffusion via les sociétés d’auteurs. Je n’oublie pas tout ce qui est mis à disposition sous licence libre type creatives commons.

Je propose quelques pistes pour accueillir les ressources numériques créées par les internautes:

  • les présenter sur un blog dédié ou comme rubrique du blog de la bibliotheque
  • les intégrer dans nos portails comme source qui enrichissent les notices catalographiques
  • ou même les cataloguer comme un site internet avec une petite description.

Qu’en pensez-vous? d’autres idées pour les intégrer comme ressource documentaire?