Bibliothécaires musicaux et médiation virtuelle

En attendant la restitution de l’étude de la FING sur la musique dans un univers numérique, InternetActu présente au fil des articles quelques unes des pistes tracées. Le troisième article intitulé L’économie MySpace est-elle favorable à la création? synthétise la question vitale pour l’évolution du web: dans un flux d’informations (musicales) comment attirer l’attention? C’est là qu’interviennent notamment des médiateurs.

La place des bibliothécaires (musicaux) se situent probablement ici mais il est temps de commencer à expérimenter comme la BM de Lyon avec Point d’Actu ou comme le blog des collègues de Dole avec Mediamus.

La disparition annoncée des DRM et l’évolution d’une offre légale devraient rendre caduques les législations françaises actuelles (DADVSI). Ce qui pourra faciliter notre rôle de passeur musical à l’aide de fichiers sons.

Et vous, comment envisagez-vous cette médiation?

1 pensée sur “Bibliothécaires musicaux et médiation virtuelle”

  1. Quelques pensées sur notre avenir, notre rôle de médiateur….

    Pour ma part et cela n’engage que moi, je crois que notre rôle de médiateur (virtuel aussi) va encore s’accentuer et qu’il va falloir revoir notre façon d’envisager notre métier (je sais ça a deja été dit) pas seulement pour la musique, mais pour l’ensemble de la bibliothèque.
    Et si nous continuons à compter nos usagers, nos fréquentations, comme nous le faisons à l’heure actuelle, ça va être de plus en plus difficile de défendre notre activité auprès de nos collectivités (baisse des prêts….)
    Or pour certains nous avons une baisse de prêt mais une augmentation de la fréquentation de nos structures (merci les portiques antivol pour ce decompte) voire même une augmentation de nos adhérents, va-t-on vers un lieu ou il y aura de moins en moins de documents ? je le pense ou je le crains je ne sais pas encore, toujours est-il qu’ils nous faudra proposer autre chose, et pas à la « place de » mais en « plus de » : show-cases, rencontres d’écrivains, café philo… diversifier nos offres : du CD, du DVD, du Blu-ray, du H-DVD, du téléchargement, des vinyls (là je vais me faire huer 😉 ….
    Et puis aussi considérer le virtuel comme un espace à part entière, interactif, avec cette esprit communautaire si chère au web 2.0, le comprendre, se l’approprier, pour le defendre et lui donner cette légitimité que la musique à mon sens n’a jamais pu avoir, auprès de nos employeurs.
    Dans ma structure, je vais faire ma crâneuse, désolée Béatrice ! Nous avons une équipe de médiation (5 médiateurs) qui se démènent pour trouver des idées, des adresses, des expos, des heures du conte, des traiteurs (oui on a même les petits fours qui vont bien avec 😉 Et j’avoue que j’en suis ravie, pas besoin de se prendre la tête à faire un travail qui est une profession à part entière, il faut dire aussi que nous sommes associées à cette médiation mais sans la logistique c’est vraiment très confortable, nous avons régulièrement un DJ qui vient mixer dans l’espace musique, nous avons organisé un show-case et un débat avec les acteurs musicaux de la région, un atelier slam (avant que ça ne devienne à la mode)

    Voilà c’était un avis et un retour d’expérience qui n’engage que moi et qui aura peut être changer dans les prochains mois…
    Sophie

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