Web 2.0, le contexte général (Tours, 28 juin 2007)

Voici le diaporama présenté lors des journées d’études TIC de l’ADBDP (Tours, 28-29 Juin 2007). Il s’agissait de présenter le contexte général du web 2.0 alors que d’autres collègues approfondissaient différents éléments comme les flux RSS, les wikis ou la médiation numérique en bibliothèque par le Bibliobsédé

Vous trouverez l’ensemble des diaporamas sur cette page du site de l’ADBDP.

Pour un Système Universel de Gestion de Bibliothèques

L’annonce de Worldcat Local transmis ici par Nicolas Morin ravive des réflexions à propos des perspectives à long terme de nos Système Informatique de Gestion de Bibliothque (SIGB). L’an dernier j’avais vu l’exemple du portail des bibliothèques danoises: Sogning. Ce portail permet la recherche et la mise à disposition de documents même s’ils ne sont pas dans sa bibliothèque d’inscription. Extrait de leur page About bibliotek.dk:

« In bibliotek.dk you will find records of all items published in Denmark as well as all items found in the Danish public & research libraries.Thus, bibliotek.dk is not a library but rather a database of the items found in the stock of the Danish public libraries.
Furthermore, you can place requests for items at your local library (even if the library does not have the item you want) – you decide which library to contact. You pick up the item from the selected library. « 

Eu égard aux évolutions des catalogues et des accès internet, nous pouvons très bien envisager une solution dite client-serveur au niveau national: un SIGB (libre) pour toutes les bibliothèques (universitaires et publiques) qui s’y connectent en tant que client. Le SIGB national récupère les notices (BnF, Electre, Amazon, autres…). Les bibliothèques cochent la case commande pour les acquisitions, puis ajoutent les informations locales (inventaires, cotes). Fin du doublonnage des activités (catalogage, indexation, rattachement SUDOC,…)

Ce Système Universel de Gestion de Bibliothèques pourrait aussi prendre en charge les fichiers lecteurs et la circulation (prêt/retour) des documents. Quant aux statistiques, plus besoin des lourdes enquêtes Sous-direction des bibliothèques et DLL, tout est réuni au même endroit. En cas de problème de connexion internet, il faut prévoir un prêt local qui puisse se télécharger ensuite sur le serveur national.

Le prêt entre-bibliothèque en serait aussi simplifié via cette plate forme unique. Il serait du coup possible d’envisager de faire circuler des documents au niveau local (département, région, autres limites ou pas de limites…) afin de mieux répondre aux demandes ponctuels des usagers.

La recherche de documents sur les bibliothèques françaises se ferait via une interface unique voire via un plug-in Firefox.

Cette solution n’exclue pas la possibilité de faire des portails locaux avec des interfaces personnalisées grâce à des modèles de page spécifiques.

Si je prône une solution libre, c’est afin que nos collègues informaticiens volontaires puissent à développer des fonctions complémentaires au lieu de passer des heures et des jours à contacter la maintenance des logiciels ou de relancer sans arrêt pour demander la mise en oeuvre de nouvelles fonctionnalités. L’idée serait de faire soi-même ou de faire développer des fonctions type web 2.0 autour du catalogue et surtout de pouvoir le mélanger/remixer (mash-up) avec d’autres scripts ou logiciels libres ainsi que faciliter l’appropriation de nos données par les internautes. Pour les collègues qui ne se sentent pas l’âme programmeuse, ils pourraient se consacrer à la formation, à l’animation et à l’accompagement de cette médiation numérique…

Les problèmes techniques et financiers d’une telle utopie sont mineurs à coté des bouleversements que cela supposent dans la culture professionnelle (abandon du catalogage, quelle sera la forme de la notice idéal?, ne plus être propriétaire de ses données, absence de maîtrise du SIGB,…) sans compter le bouleversement sur la marché des logiciels de bibliothèques.

Il me semble en tout cas que cette perspective offre beaucoup de liberté pour développer ensuite un ensemble de services numériques (créer des articles sur des genres littéraires, des sujets académiques, des questions de sociétés ou repérer, sélectionner et mettre en valeur des informations sur le web) qui eux aussi pourraient être mutualisés et donc plus ambitieux en terme de contenus et d’étendue de l’offre.

Est-ce trop utopique?

Bibliothèques: et si on ouvrait plus!

Les bibliothèques sont en couverture du dernier numéro de la Lettre du Cadre territorial (N°340, 15 juin). Muriel Desvois, Coralie Miachon, Maïté Vanmarque (cheville ouvrière de l’article grâce mise en contact puis un lien infatiguable avec la rédaction du journal) et moi-même (élèves conservateurs territoriaux des bibliothèques, promotion Flora Tristan 2006-2007) avons rédigé un article sur la douloureuse question des horaires d’ouverture. Vous y trouverez aussi une interview de Jean-François Jacques sur le sujet.

Après avoir fait le constat que les bibliothèques sont encore trop frileuses en la matière, nous défendons l’idée que c’est possible d’ouvrir plus à condition de remettre en cause certaines idées toutes faites, nos habitudes ainsi qu’en repensant vraiment l’organisation de nos établissements autour des publics et non plus autour des documents.

Cela nous semble d’autant plus urgent pour s’inscrire dans l’évolution des pratiques du public: essor d’un usage sur place (cf. enquête du Crédoc). L’enjeu est bien de favoriser la place de la bibliothèque comme lieu de brassage social.

Lisez l’article puis n’hésitez pas à débattre avec nous: approuver, commenter ou contester!

Présentation « Les voies diverses de la musique numérique »

Voici le diaporama que j’ai présenté à la journée d’étude du 31 mai 2007, La Médiathèque dématérialisée. 1, La musique organisée par Cible 95 et la BDP du Val d’Oise:

Pour ceux qui étaient présents, j’ai modifier les titres de ma dernière partie de médiation musicale virtuelle à socialisation musicale virtuelle qui correspond mieux au contenu. Je l’avais formulé différement pour ne pas empiéter sur l’intervention suivante de B. Sok mais il n’a pas vraiment abordé ce point de vue.

Je vous invite à consulter aussi l’excellente intervention de Gilles Rettel sur son blog qui apporte un point de vue décalé et décoiffant sur la question.

L’ensemble des interventions fera probablement l’objet d’une publication ou d’une mise en ligne. Il y aura aussi un compte-rendu dans un BBF.

Mise à jour (16-06-2007): les diaporamas sont en ligne sur le site de cible95

http://cible95.net/journee.htm#dematerialise 

Commentaires de livres à intégrer sur le site internet de la Bibliothèque

Parmi les fonctionnalités de l’OPAC 2.0, le commentaire de notices bibliographiques se développe aux Etats-Unis et commence à apparaître en France (Dôle, Saint-Herblain, Projet AFI-OPAC 2.0, PMB, …)

Permettre un développement de cet usage dépendra probablement sur la manière de la valoriser. La Bibliothèque Hennepin (Minnesota, USA) qui n’est pas en reste dans le domaine de l’innovation sur les services proposés sur son site internet à mis en place le concept de Mybookspace. Cet espace de livres personnel comporte les éléments suivants:
– ma liste de livres

– mes alertes pour des auteurs

– et surtout mes commentaires sur des notices qui se retrouvent d’abord dans la page Find a good book dans la readers’ list:

hennepinbooks.jpg

mais les collègues américains sont allés plus loin en rassamblant sous forme d’un blog l’ensemble des commentaires:

blogbookhenn.jpg

L’idée me paraît astucieuse pour donner une grande visibilité aux commentaires.

Je lance un petit brainstorming virtuel: d’autres exemples ou d’autres idées dans ce domaine?