{"id":1623,"date":"2012-06-01T00:01:43","date_gmt":"2012-05-31T22:01:43","guid":{"rendered":"http:\/\/tikopia.wordpress.com\/?p=1623"},"modified":"2012-06-01T00:01:43","modified_gmt":"2012-05-31T22:01:43","slug":"vases-communicants-elle-revait-quelle-revait-et-la-voila-qui-reve-encore","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.xaviergalaup.net\/tikopia\/2012\/06\/vases-communicants-elle-revait-quelle-revait-et-la-voila-qui-reve-encore\/","title":{"rendered":"Vases communicants: Elle r\u00eavait qu&rsquo;elle r\u00eavait et la voil\u00e0 qui r\u00eave encore"},"content":{"rendered":"<p><a title=\"Camillephi Blog\" href=\"http:\/\/wingsofflo.tumblr.com\/\" target=\"_blank\">Vase communicant avec WingsOfFlo<\/a><\/p>\n<p><em><a title=\"Vases communicants\" href=\"http:\/\/rendezvousdesvases.blogspot.fr\/\" target=\"_blank\">Vases communiquants<\/a><\/em><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/tikopia.files.wordpress.com\/2012\/05\/chaise-verte.jpg\"><img loading=\"lazy\" class=\"alignright size-thumbnail wp-image-1625\" title=\"Chaise-verte\" src=\"http:\/\/tikopia.files.wordpress.com\/2012\/05\/chaise-verte.jpg?w=112\" alt=\"Chaise dans les feuillages\" width=\"112\" height=\"150\" \/><\/a>Elle r\u00eavait qu&rsquo;elle r\u00eavait et la voil\u00e0 qui r\u00eave encore<\/p>\n<p>Son ventre se tort, elle est en sueur. Elle le cherche..<br \/>\nElle avait entendu ce frottement dans la cuisine. Son pied l\u00e9ger glissant sur les tomettes fra\u00eeches, le tintement de la th\u00e9i\u00e8re contre la tasse, le gargouillis de l&rsquo;eau.. elle s&rsquo;\u00e9tait lev\u00e9e pour le rejoindre. Mais la cuisine \u00e9tait vide. Seule la fen\u00eatre ouverte et le rideau dansant dans le vent attestaient d&rsquo;une pr\u00e9sence quelques minutes auparavant. La th\u00e9i\u00e8re \u00e9tait chaude. Pas de tasse et le plateau gisait contre la cuisini\u00e8re.. En avait-il boug\u00e9? Quelque chose la traversait de part en part comme un \u00e9cho tr\u00e8s lourd. Le manque de sa voix douce existait bien en elle<\/p>\n<p>Pieds nus sur la terrasse, elle avait parcouru quelques marches en direction de son endroit de r\u00eave&#8230; le trouver. Mais dans les entrelacs de lierre il n&rsquo;y avait qu&rsquo;une chaise. Poussi\u00e9reuse, un pied de travers, rouill\u00e9e. Comme abandonn\u00e9e et r\u00e9solument vide depuis longtemps. Apr\u00e8s le mur de feuilles, son passage sur la peau comme cet espoir secret qu&rsquo;elle ne voyait pas tout. Que tout viendrait encore, et dans ce tout&#8230;&#8230; Elle trahissait sans doute une part d&rsquo;elle-m\u00eame. Autour d&rsquo;elle, seul le vent sculptait les frondaisons, imp\u00e9rial, d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment, pas un oiseau qui piaille. Au loin pourtant le bruit du ressac, comme sur une autre sph\u00e8re, semblait offrir refuge \u00e0 son d\u00e9sir. Le signe de sa pr\u00e9sence, assit au bord de l&rsquo;eau.<\/p>\n<p>Elle avait suivi la sente, guid\u00e9e par la brise marine qui froissait les vagues, jusqu&rsquo;au ponton de pierre et de bois. Le vide sid\u00e9ral de la mer coll\u00e9 \u00e0 cette masse d&rsquo;eau solide, quelques cris stridents comme stries douloureuses dans ce bleu cinglant, l&rsquo;avaient saisie au coeur comme un couteau tranchant. Mais o\u00f9 \u00e9tait-elle? Elle savait juste ces chemins qu&rsquo;ils s&rsquo;inventent.. et l&rsquo;odeur de sa peau un peu sal\u00e9e une fois allong\u00e9s dans le sable o\u00f9 ils aimaient \u00e0 se rouler. L\u00e0 s&rsquo;\u00e9talait un vide et elle glissait dedans. Il n&rsquo;y avait rien apr\u00e8s que les fibres du bois. Elle avait prononc\u00e9 son nom. Mais aucun son n&rsquo;\u00e9tait sorti.<\/p>\n<p>Titubant, elle s&rsquo;\u00e9tait assise \u00e0 m\u00eame la pierre. Le froid l&rsquo;avait saisie. Comme on sort d&rsquo;une nuit vaine de labyrinthes et guerres enchev\u00eatr\u00e9s, un monde entier sur la poitrine et ce relent en bouche, m\u00e9phitique, une main ennemie sur la nuque, jouant de nos vert\u00e8bres comme avec des osselets, elle s&rsquo;\u00e9tait retrouv\u00e9e sur la chaise, le dessin d\u00e9coup\u00e9 de l&rsquo;assise imprim\u00e9 dans la cuisse.. Elle \u00e9tait l\u00e0 depuis longtemps sans doute. Sur la table le dernier feuillet survivant d&rsquo;un journal emport\u00e9 par le vent, retenu par sa tasse. Une seule.. pas de th\u00e9i\u00e8re.. et dedans, la trace du caf\u00e9. \u00a0Un peu de chocolat aussi. Bien \u00e9trange qu&rsquo;il en reste. Sur la chaise d&rsquo;en face, se sac informe qui aurait pu \u00eatre \u00e0 n&rsquo;importe qui et cette revue gratuite, luxueuse quadrichromie montrant de beaux jardins. Entre les pages un mot gliss\u00e9 : \u00ab\u00a0Je t&rsquo;attends au caf\u00e9\u00a0\u00bb. Mais de quand datait-il? Sa vie passait d&rsquo;un sac \u00e0 l&rsquo;autre, comme une succession d&rsquo;instantan\u00e9s que l&rsquo;on brasse \u00e0 la mani\u00e8re des cartes \u00e0 jouer et pour finir elle ne retrouvait rien. Le jour avait faibli, le vent s&rsquo;\u00e9tait lev\u00e9 emportant les vestiges du jour. Il devait faire les courses.<\/p>\n<p>Revue en main, elle remonta lentement l&rsquo;all\u00e9e menant \u00e0 la cuisine dans un \u00e9tat second. Eu la vision d&rsquo;un visage d&rsquo;ange et d&rsquo;or, gisant au milieu du chemin, comme dans un songe rat\u00e9&#8230; De quoi \u00e9tait-ce le sympt\u00f4me? \u00ab\u00a0De qui\u00a0\u00bb n&rsquo;est pas de mise ici pour des \u00eatres de chair. Elle avait dormi trop longtemps. Aucune id\u00e9e de l&rsquo;heure. Dans la rue en contrebas pas un bruit de moteur. On ne fait pas les courses un dimanche par ici. D\u00e9\u00e7ue et triste, elle cherchait encore une br\u00e8che dans ce tableau irr\u00e9vocable, refusant de comprendre. Passant le long de la v\u00e9randa, elle vit dans la baie vitr\u00e9e le reflet de la ville. Et non celle du jardin o\u00f9 ils s&rsquo;asseyaient&#8230; Et ce mannequin inerte dans la vitrine, lui jetait son image comme un signal funeste. Alors que la pens\u00e9e qu&rsquo;elle avait de lui la ber\u00e7ait, rassurante, et que sa m\u00e9moire si pr\u00e9cise l&rsquo;avait conduite \u00e0 le sentir si fort \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s, la peau de son bras, chaude contre la sienne, elle s&rsquo;\u00e9tait reconnue, parfaitement creuse, immobile et sage comme cette image que l&rsquo;on attendait d&rsquo;elle. Elle \u00e9tait rest\u00e9e l\u00e0, terrifi\u00e9e, et comprenant enfin. Elle avait observ\u00e9e l&rsquo;injonction avec scrupule, comme un petit pantin au bout de ses fils..<\/p>\n<p>Elle s&rsquo;\u00e9tait r\u00e9veill\u00e9e enfin au bas du canap\u00e9, la t\u00eate en miette. Elle avait respir\u00e9, senti avec soulagement le souffle ti\u00e8de par la porte du balcon, entendu le pigeon griffant le rebord de la fen\u00eatre.. Revenue \u00e0 elle-m\u00eame elle avait parcouru, rassur\u00e9e, les pi\u00e8ces d\u00e9sertes de l&rsquo;appartement.. Sur la table tra\u00eenait cette photo d&rsquo;une maison de r\u00eave, oh.. une simple petite maison basse et un peu d\u00e9labr\u00e9e, avec sur l&rsquo;arri\u00e8re invisible au passant, mais pas au spectateur, une terrasse de pierre et son petit bassin.. Et dans les bras du lierre sur le jardin d&rsquo;hiver, deux chaises et cette table jonch\u00e9e de livres et de tasses \u00e0 caf\u00e9, quelques carreaux de chocolat, dans un d\u00e9sordre savant de vie partag\u00e9e.. Au dos de la photo cette \u00e9criture aim\u00e9e: \u00ab\u00a0Mon amour nous habitons ici\u00a0\u00bb. Et ce verbe au pr\u00e9sent. Ce jeu tacite, qui consistait \u00e0 prendre leurs doux d\u00e9sirs pour la r\u00e9alit\u00e9, et s&rsquo;en v\u00eatir l&rsquo;un l&rsquo;autre pour prolonger la f\u00eate qui existait entre eux. Dans une chemise cartonn\u00e9e, ses photos de la veille, une chaise dans le jardin de sa grand m\u00e8re, et un ponton de bois.. La vitrine du bouquiniste et il \u00e9tait en elle.<\/p>\n<p>Elle cherchait l&rsquo;en-soi, en lui, or leurs champs \u00e9taient distants, quoi que leurs d\u00e9sirs d&rsquo;amour \u00e9taient identiques et r\u00e9els. Elle songe maintenant \u00e0 d&rsquo;autres signes. Le souffle dans son cou, le parfum de sa chair. Cette joie dans les yeux. Elle parle, elle lui parle, et \u00e7a c&rsquo;est bien r\u00e9el quand le cadre s&rsquo;anime.. Maintenant que le Silence est total elle le comprend enfin. Image d&rsquo;elle m\u00eame \u00e0 ses yeux propres, elle \u00e9tait fig\u00e9e, argentique immobile, hors du temps, parfois au centre, hors-cadre le plus souvent. Une fioriture seulement. A quoi conduit l&rsquo;intime quand on est au-dehors \u00e0 observer sa vie. Juste \u00e0 ce r\u00eave d&rsquo;encre et de papier pour qu&rsquo;il y glisse lentement ses doigts et qu&rsquo;il la regarde afin qu&rsquo;elle vive. Qu&rsquo;il la lise \u00e0 voix haute et que, le livre \u00e9tant offert, il s&rsquo;y plonge pour faire partie des mots de leur vie.<\/p>\n<p><strong>Elle r\u00eavait qu&rsquo;elle r\u00eavait et la voil\u00e0 qui r\u00eave encore et cela est heureux car ainsi vient la vie.<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Vase communicant avec WingsOfFlo Vases communiquants Elle r\u00eavait qu&rsquo;elle r\u00eavait et la voil\u00e0 qui r\u00eave encore Son ventre se tort, elle est en sueur. Elle le cherche.. Elle avait entendu ce frottement dans la cuisine. 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