Les missions d’une bibliothèque en quelques mots

Je prépare les textes pour une plaquette destinée à expliquer les bibliothèques (missions, contenus, normes, étapes du projet, subventions,…) aux élus des communes de notre département. J’ai bien sûr trouver les grands principes de l’Unesco, de l’IFLA et autre Charte des bibliothèques du défûnt CSB (Conseil Supérieur des Bibliothèques) mais rien de synthétique et satisfaisant à mon goût sauf… sur le site de la BM de Grenoble.

Je m’en suis inspiré pour proposer en quelques mots les missions d’une bibliothèque:

  • Constituer et mettre à disposition de tous les publics des collections de différents types de documents à des fins d’information, d’éducation, de culture et de loisir
  • Offrir un accès à l’information sous toutes ses formes et favoriser son appropriation
  • Etre un espace public de rencontre, de confrontation d’idées et de débat citoyen entre les générations et les communautés
  • Participer à la formation initiale et continue à tous les âges.
  • Contribuer à la promotion et à la diffusion de la création culturelle locale et nationale

J’attends vos avis (contenu, ordre,…) en sachant qu’il s’agit d’une plaquette de communication synthétique et adressée à des non-bibliothécaires.

10 pensées sur “Les missions d’une bibliothèque en quelques mots”

  1. Alors moi j’enlèverais la première (redondante avec les autres, et problématique par la notion de collection).

    Et je mettrais les autres dans cet ordre :

    Participer à la formation initiale et continue à tous les âges.

    Contribuer à la promotion et à la diffusion de la création culturelle locale, nationale.

    (Et pourquoi pas mondiale ?)

    Offrir un accès à l’information sous toutes ses formes et favoriser son appropriation.

    Etre un espace public de rencontre, de confrontation d’idées et de débat citoyen entre les générations et les communautés .

  2. @DL: L’ordre mérite en effet réflexion mais je crains qu’un non-bibliothécaire ne fasse pas le lien entre information et collection.

    En plus ne plus parler de collections est déjà brutal pour certains bibliothécaires alors pour un élu qui n’a qu’une vague idée de ce qu’est une bibliothèque, cela peut brouiller l’image qu’il s’en fait, non?

  3. @PK Pour moi il n’y a pas vraiment d’ordre de priorité (sinon le cinéma serait de loin numéro 1 concernant le divertissement/entertainment).

    @XG Ce serait plutôt un ordre progressif : permettre de déchiffrer, de contextualiser, de réutiliser.

    Et dans ce cas là je ne détaillerais qu’à la fin les moyens de la bibliothèques (constituer une collection de documents adaptée à ses publics, l’accès aux ressources en ligne, les actions de formation, les animations). J’aurais tendance à mentionner les collections comme un moyen et pas comme une fin. Le terme collection fait un peu penser à la logique du collectionneur. ^^

  4. Je milite à titre personnel contre la centralité de la collection dans la culture professionnelle, et finalement contre la notion de collection. Mais je rejoins Xavier : il ne me parait pas possible dans une plaquette de ce genre de ne pas commencer par l’idée reçue, en quelque sorte. Le mot que j’enlèverais c’est “Constituer” : mettre à disposition suffit. Et j’enlèverais « collection » aussi, jargon professionnel exprimant le surinvestissement sur le choix local : nous devons être des facilitateurs d’accès plutôt que des collectionneurs. Enfin le mot « document » est aussi du jargon professionnel, le profane n’y incluerait pas les romans ou la musique par exemple. Cela donnerait : « Mettre à disposition de tous les publics différents types d’œuvres et de documents à des fins d’information, d’éducation, de culture et de loisir »
    D’accord encore avec Xavier pour dire que le mot « information » est réducteur : on ne « s’informe » pas sur le fait que Mme Bovary a pris un amant. « Culture et loisir », puisqu’on ne peut pas dire « entertainment » et qu’on n’ose pas dire « divertissement ».

  5. En étant la plupart du temps d’accord avec les précédents contributeurs, deux aspects me gênent personnellement :
    – La question de la collection, dont je ne doute pas, comme Dominique L., qu’elle n’est plus la centralité de la bibliothèque, mais qui conserve une importance majeure à deux titres : c’est elle qui fonde la légitimité de l’institution (sinon, cherchez la différence avec une MJC dynamique -il y en a, si si !- pour la formation, le débat, la diffusion culturelle…), et d’autre part une fonction qu’on attend toujours d’une bibliothèque, notamment municipale : la préservation de la mémoire locale, sous quelque forme (et donc support) que ce soit ;
    – deuxio, l’expression de « création culturelle locale et nationale » : d’une part, quid au-delà des frontières, puisque nous sommes parait-il européens, d’autre part le terme de culture me parait de plus en plus ambigu. En effet, en écrivant cela, on pense à la culture écrite – voire à la rigueur au spectacle vivant dans des animations – mais le parfum me semble plus littéraire qu’encyclopédique (culture scientifique et technique, culture du vivre ensemble, etc.)

    Ce ne sont que quelques suggestions pour ajouter au casse-tête de XL !!

  6. Quelques reflexions à propos du vocabulaire.
    je trouve que « participer à » ou « contribuer à » sont des termes un peu frileux , pas assez volontariste surtout si on s’adresse à des élus. pourquoi ne pas affirmer :
     » Etre un acteur majeur de la formation initiale et continue à tous les ages ».
    « Promouvoir et diffuser la création culturelle locale, nationale, internationale » plutot que « contribuer à  »
    Pour l’article « Etre un espace public de rencontre » j’aurais tendance à être plus explicite et enoncer clairement l’objectif qui me tient à coeur en le completant avec un développement du type « pour favoriser la mixité et la promotion sociale et professionnele des individus ».
    Troisième et derniere remarque : je suis étonné que dans les missions on ne fasse jamais claireemnt allusion aux équipes.On constitue des collections ….. on offre un acces à l’information…..et ce sont bien les équipes qui sont les acteurs majeurs de la constitution et de la diffsusion.
    je compléterais l’a

  7. je completerais l’article « offrir un acces à l’information …. »par qqchose du genre « Grace à l’accueil d’un personnel professionnel formé aux techniques, documentaires, et de médiation de la culture et des savoirs »

  8. Merci pour vos commentaires précieux pour ma réflexion. Je réponds un peu en vrac:

    – Tout à fait d’accord pour élargir « création culturelle » à internationale. Autant pour moi.
    – Je garderais la notion de collection mais je réfléchis plus avant pour voir comment présenter cela sans tomber dans le jargon.

    @JP Delbecq:
    c’est peut-être un peu frileux dans les formulations. Il me faudra trouver un compromis avec la nécessité de varier les formulations.

    En revanche, je ne vous rejoins pas concernant les équipes. J’en parlerais plus loin mais dans cette partie, je ne souhaite évoquer que les missions.

  9. Je mettrais volontiers un passage du genre : « Etre un espace public de rencontre, de confrontation d’idées et de débat citoyen entre les générations et les communautés . » en tête, comme étant un objectif majeur, et se développant « autour » ou « à partir » des collections, des services et des activités. J’ai tendance à penser que la « fracture » numérique ou sociale se fera (se fait) entre ceux qui prendront la parole et ceux qui subiront celle des autres. Et que notre « action culturelle » pourrait aller dans un sens de permettre et favoriser la rencontre et le débat autour des collections, de la littérature, de l’actualités, etc. Trouver sa place dans la société 2.0 grâce aux bib 2.0 ?
    C’est une tâche difficile à laquelle vous vous attelez. on s’y est certainement tous essayé, comme de trouver une définition qui englobe toutes ses missions. Mais peut-être faut-il accepter aussi qu’il n’y en ait pas d’identiques pour tous, mais des missions propres à Lyon, d’autres propres à Marseille, à tel département, etc.

Les commentaires sont fermés.