Electre.com gratuit mais financé par la publicité

Electre prépare pour les semaines qui viennent une nouvelle offre pour les bibliothèques: les notices seront gratuites en échange de publicités qui seront insérées à l’intérieur. Ce qui veut dire que vous devrez accepter d’afficher des liens voir des textes commerciaux dans vos OPAC ou dans vos portails internet. Electre assure qu’il n’y aura que des publicités concernant le domaine culturel. Les offres payantes continueront d’exister pour ceux qui ne voudront pas de publicité et seront enrichis de nombreuses manières afin de satisfaire à des besoins d’OPAC 2.0.

Electre tente ainsi de conforter sa place de leader face aux offre de ses concurrents. Comment pensez-vous qu’Amazon, Zébris et Moccam en ligne vont réagir?

<Mise à jour du 2 avril> Ce billet est un authentique poisson d’avril.

Quelle place les bibliothèques peuvent-elles accorder aux contenus créés pas les internautes?

ugcL’une des révolutions du web participatif est l’explosion de contenus mis en ligne par les amateurs. L’éventail est très large, du film de famille au carnet de voyage illustré par des dessins en passant par de créations musicales originales ou remixées. Il est tentant pour les bibliothèques de rejeter cette production non validé par un éditeur.

Je pense que cela serait une erreur d’ignorer ces créations dont certaines rivalisent avec des documents édités. Pour la musique, des analystes parlent des pro-ams, des amateurs dont la pratique et la musique sont proches ou équivalentes à celles de musiciens professionnels. Par ailleurs, ce type de production peut représenter un vrai intérêt documentaire comblant parfois un manque dans l’édition. Les bibliothèques pourraient les valoriser en dépit d »une moindre qualité de réalisation par rapport à une édition professionnelle. On peut les rapprocher des fonds locaux de type brochure d’associations locales.

Certains artistes déjà édités et reconnus investissent internet comme espace unique de diffusion d’une partie de leurs oeuvres. Il est à parier que le mouvement risque de s’amplifier dans une optique de contact direct avec leur public et d’avoir un meilleure rémunération qui se passerait d’intermédiaire.

Pour utiliser les contenus créés par les usagers comme ressources documentaires, il conviendrait alors de les intégrer dans les politiques d’acquisition existantes et de les sélectionner aux mêmes titres que les ressources physiques ou que les ressources numériques payantes déjà acquises. La différence avec ces dernières est qu’on maitrise plus le choix de document que dans les bouquets numériques payant même si la disponibilité est moins garantie.

Je crois que les difficultés juridiques sont mineures dans la mesure où l’on retiendrait des oeuvres originales même si elles citent ou contiennent des oeuvres soumises à droits d’auteurs. Il suffit alors de s’acquitter des droits de diffusion via les sociétés d’auteurs. Je n’oublie pas tout ce qui est mis à disposition sous licence libre type creatives commons.

Je propose quelques pistes pour accueillir les ressources numériques créées par les internautes:

  • les présenter sur un blog dédié ou comme rubrique du blog de la bibliotheque
  • les intégrer dans nos portails comme source qui enrichissent les notices catalographiques
  • ou même les cataloguer comme un site internet avec une petite description.

Qu’en pensez-vous? d’autres idées pour les intégrer comme ressource documentaire?

Commentaires de livres à intégrer sur le site internet de la Bibliothèque

Parmi les fonctionnalités de l’OPAC 2.0, le commentaire de notices bibliographiques se développe aux Etats-Unis et commence à apparaître en France (Dôle, Saint-Herblain, Projet AFI-OPAC 2.0, PMB, …)

Permettre un développement de cet usage dépendra probablement sur la manière de la valoriser. La Bibliothèque Hennepin (Minnesota, USA) qui n’est pas en reste dans le domaine de l’innovation sur les services proposés sur son site internet à mis en place le concept de Mybookspace. Cet espace de livres personnel comporte les éléments suivants:
– ma liste de livres

– mes alertes pour des auteurs

– et surtout mes commentaires sur des notices qui se retrouvent d’abord dans la page Find a good book dans la readers’ list:

hennepinbooks.jpg

mais les collègues américains sont allés plus loin en rassamblant sous forme d’un blog l’ensemble des commentaires:

blogbookhenn.jpg

L’idée me paraît astucieuse pour donner une grande visibilité aux commentaires.

Je lance un petit brainstorming virtuel: d’autres exemples ou d’autres idées dans ce domaine?

Dématérialisation des supports et nouveaux usages en bibliothèques

Voici le diaporama de mon intervention sur la dématérialisation des supports et nouveaux usages en bibliothèques. Il a été présenté lors d’une journée d’étude des bibliothèques de Seine et Marne sur le thème « les bibliothèques à l’ère du numérique« .


En complément de ce que j’ai dit pour ceux qui étaient présents. Il y a aussi la perspective d’augmenter ses collections via des wiki ( voir le wiki de Brest, encyclopédie participative sur Brest et environs). Pour aller plus loin dans le concept de site / catalogue 2.0 que j’évoque ici, vous pouvez consulter la page de Bibliopedia sur la Bibliothèque 2.0 ainsi que la page sur les Opac 2.0 et autres liens sur les Biblioblogs.

Le catalogue de bibliothèque: un flux d’informations et des fonctions sociales

A l’occasion des rencontres nationales des bibliothécaires musicaux 2007 à Lille, je ferais une présentation prospective sur les bibliothèques musicales de demain (en imaginant que les problèmes de droits et que les problèmes techniques seront par exemple résolus). Dans ce cadre, j’essaie d’imaginer à quoi pourrait ressembler le catalogue en ligne de demain. Cela prolonge les premières réflexions en cours ici et ou , je pousse à l’extrême la dimension sociale et participative du web 2.0. Il s’agirait de combiner différents éléments dont le WordPress Opac (WPopac) de Casey Bisson et les dispositifs mis en place par Michel Fingerhut sur L’Oeil de la Médiathèque, l’outil de veille collaborative de la Médiathèque de l’Ircam. Le WPopac est une adaptation de le logiciel libre WordPress afin que ce dernier interroge et affiche les notices catalographiques comme les billets de Blog. WPopac est expérimenté ici par la Lamson Library.

Ceci à plusieurs avantages:

  • chaque notice dispose d’une adresse permanente sur le web et peut ainsi être indexé par les moteurs de recherche
  • les notices peuvent être commentées par tous les visiteurs.
  • l’internaute peut faire un retrolien (trackback) sur la notice d’un livre qu’il a chroniqué sur son propre blog. Le catalogue est ainsi ouvert à une réutilisation des données par d’autres internautes.
  • les autorités (auteurs, sujets, indices) deviennent des tags et facilitent une navigation hypertexte ainsi qu’une indexation par les moteurs de recherche.
  • Différentes fonctionnailités sociales sont présentes grâce à WordPress: les documents les plus populaires, les derniers commentaires, les dernières recherches effectuées ou ajouter une référence à son compte del.icio.us (signets partagées)

C. Bison a ajouté la récupération des sommaires, des résumés et des couvertures en provenance d’Amazon. En complément, nous pouvons aussi implémenter facilement l’ajout de tag par les internautes.

Cette fusion au sein d’un blog permet aussi d’intégrer le catalogue au sein d’un flux d’information plus global. Continuer la lecture de « Le catalogue de bibliothèque: un flux d’informations et des fonctions sociales »