Les Belles Etrangères USA dans le Haut-Rhin sont un peu dans les réseaux sociaux

Lors des nos formations et dans nos billets, les zhybrides défendent régulièrement le lien à créer entre les activités dans la bibliothèque et ses prolongations virtuelles, notamment dans les réseaux sociaux.

Je voudrais relater et commenter la petite expérimentation mise en oeuvre à l’occasion des Belles Etrangères Etats-Unis (manifestation annuelle organisée par le Centre National du Livre) dans le Haut-Rhin lors des rencontres littéraires autour d’Andrew Sean Greer. En préparant celles-ci, je constate sur son site officiel que l’écrivain dispose d’un compte Twitter et d’une page sur Facebook pour ses fans. Celui-ci a même créé sur Twitter une liste des écrivains américains invités en France… nous pouvons ainsi suivre au gré de leurs petits messages leurs pérégrinations et autres impressions (avec photos).

Dans la mesure où A.S. Greer rencontrait des élèves dans deux lycées, j’ai fait l’hypothèse que ceux-ci étaient actifs sur ces réseaux sociaux, notamment Facebook. Je ne me suis pas trompé car les élèves du lycée de Thann étaient déjà devenus « fans » d’A.S. Greer. Je les incitais à mettre des photos et des réactions sur Facebook et Twitter.

De mon coté, j’ai pris et mis en ligne des photos à la fois sur Twitter et sur Facebook. J’ai utilisé Twitpic qui facilite le lien avec Twitter: dès que j’ajoute une photo sur mon Twitpic, le lien est publié sur mon compte Twitter. J’ai fait sur Twitpic un reportage assez exhaustif sur les rencontres littéraires et sur l’un ou l’autre repas. J’ai ajouté sur sa page Facebook Continuer la lecture de « Les Belles Etrangères USA dans le Haut-Rhin sont un peu dans les réseaux sociaux »

Lettre d’e-veille août à novembre

Au cas où vous ayez raté l’information, le ministère de la culture vient de publier les résultats de sa nouvelle enquête sur les pratiques culturelles… à l’ère numérique. C’est en ligne ici.

Réactions de B. Calenge sur la notion de lecture

(dernière minute) un article important de Tim O’Reilly sur la menace qui plane actuellement sur l’inter-opérabilité du web, la guerre du Web

Bibliothèques

L’usager au coeur des bibliothèques 2.0, mémoire de C. Oggioni signalé par Lionel Dujol

Le périmètre de la bibliothèque / B. Calenge (contextualisation et idées reçues à ce sujet)
http://bccn.wordpress.com/2009/10/03/arithmetique-elementaire-le-perimetre-de-la-bibliotheque/

http://bccn.wordpress.com/2009/10/07/perimetre-de-la-bibliotheque-2-a-construire-ou-a-faire-reconnaitre/

Le patrimoine au défi du numérique / B. Calenge  (en lien avec l’affaire Google Books, avec quelques liens)
http://bccn.wordpress.com/2009/09/06/le-patrimoine-au-defi-du-numerique-un-dilemme-biaise-pour-les-bibliotheques/

Le Schéma de la médiation en lien avec les politiques documentaires sur Bibliobsession

Pourquoi et comment utiliser Facebook pour une bibliothèque? / Bibliobsession
http://www.bibliobsession.net/2009/09/22/pourquoi-et-comment-utiliser-facebook-pour-une-bibliotheque/

La bibliothèque, la com. et la cam. / Encore un biblioblog… Etre web 2.0 c’est bien mais attention aux écueils à éviter…

Prohibition 2.0: qu’est-ce qu’un contenu préjudiciable / InternetActu
sur le retour en force de la censure
http://www.internetactu.net/2009/09/08/prohibition-20-quest-ce-quun-contenu-prejudiciable/

Pourquoi la propriété intellectuelle doit changer / Lionel Maurel

A propos de la fin de Biblio-fr et de Zazieweb / Frédérique Roussel sur Ecrans.fr (signalé par Nathalie Porte)

Livres numériques

Quels supports pour le livre numérique de demain / Lorenzo Soccavo (petite synthèse sur l’évolution du livre et quelques réflexions sur l’avenir) Continuer la lecture de « Lettre d’e-veille août à novembre »

Le bibliolab c’est parti

[billet publié simultanément sur les blogs des membres du groupe bibliothèques Hybrides de l’ABF]

Le Bibliolab, c’est l’histoire de quelques crapauds fous qui ont suivi un fil RSS…

Issue d’une idée de que j’avais lancé sur ce blog ici et dont s’est saisis le groupe bibliothèques hybrides, le Bibliolab est né ce jour. Il s’agit d’une plateforme en ligne qui a pour objectif d’offrir un espace de ressources et d’expérimentations pour les bibliothécaires souhaitant découvrir le Web 2.0 et ses applications. Cela fait chaud au coeur de voir cette idée concrétisée. Je voudrais dire un grand merci à tous les zhybrides qui se sont démenés pour la réaliser et vous proposer une plateforme solide et déjà riche de nombreux tutoriels. Je remercie aussi l’ABF d’avoir validé et intégré ce projet au sein de leur nouvel hébergement internet.

Le 26 septembre, à l’occasion du Bookcamp, les membres du groupe Bibliothèques hybrides de l’ABF présenteront cette plateforme.

Le Bibliolab est conçu pour vous permettre de :

  • Vous former grâce à de nombreux tutoriels sur des outils tels que les blogs, les agrégateurs et bien d’autres,
  • Expérimenter grâce aux plateformes de tests qui vous sont réservées sur le site : vous pourrez créer votre blog et poster vos premiers billets. Vous pourrez aussi utiliser un agrégateur et découvrir les possibilités offertes par les flux RSS.

Le Bibliolab met aussi en avant différentes ressources liées au groupe Bibliothèques Hybrides et à ses membres telles que :

  • Calendoc, agenda collaboratif des professionnels de l’information-documentation
  • Le blog du congrès ABF
  • Les articles de la rubrique Le Billet des Hybrides dans la revue de Médiathèque(s) de l’ABF

Alors rendez-vous au Bookcamp ou sur bibliolab.fr. Et soyez nombreux à créer des blogs et des agrégateurs !

Médiation numérique en bibliothèque: la carte des interprètes de Bretagne

Lionel Dujol fut l’un des premiers à mettre en lumière le potentiel de Googlemaps concernant la médiation numérique avec sa cartoguide. Bibliosurf propose dans le même esprit la carte des polars et plus ici. J’avais aussi repérer la carte Sur les pas de Van der Meersch qui prolongeait une  exposition physique à la médiathèque de Roubaix. Vous pouvez par ailleurs suivre en anglais le voyage de Marco Polo ici.

Le vent frais de l’innovation vient à nouveau de l’Ouest où la médiathèque de Quimperlé a mis en ligne depuis quelques jours la carte des interprètes de Bretagne:

Afficher Interprètes de Bretagne sur une carte plus grande

Ils ont aussi une page publique Netvibes et une compte sur Facebook.

Les possibilités de l’outil sont nombreuses: de la carte des musiques du monde à celle des compositeurs de musique contemporaine en passant par une version cartographique des démothèques… et bien d’autres choses à imaginer.

Une aide des collègues bretons permettrait de rendre cette carte encore plus riche!

D’autres idées? D’autres exemples?

Les hybrides seront au congrès de l’ABF et annoncent le bibliolab

Juste un petit billet pour annoncer que le groupe bibliothèques hybrides de l’ABF sera sur le stand de l’ABF au Congrès annuel qui se tiendra à Paris du 11 au 14 Juin (stand A2).

Au programme : démonstrations, explications et rencontres avec les membres du groupe qui seront sur le stand. Nous nous chargerons également de faire des comptes rendus d’ateliers et de conférences sur le blog du Congrès, notamment par la diffusion des supports des intervenants. Nous alimenterons également un Twitter que vous pouvez suivre ici et retrouver dans la colonne de droite du blog du Congrès.

A l’heure où l’on s’interroge que les outils de partage en information documentation, nous aurons le plaisir de faire des démonstration du futur Bibliolab pour les congressistes qui passeront sur le stand. Pour les autres, le lancement officiel est prévu en Septembre prochain, probablement à l’occasion du Bookcamp. Histoire de vous mettre l’eau à la bouche voici ce dont il s’agit : Continuer la lecture de « Les hybrides seront au congrès de l’ABF et annoncent le bibliolab »

Téléchargement ou streaming, quelle offre en ligne pour les bibliothèques

Face à la réduction annoncée de la production de compacts disques musicaux, les bibliothèques ou médiathèques doivent se préparer à proposer une offre musicale en ligne.

Il est temps de cesser de considérer internet comme une concurrence aux bibliothèques. Beaucoup de collègues étrangers, pas seulement les anglo-saxons, ont investis le web comme l’une des composantes des services aux usagers. Proposer des ressources en ligne fait partie intégrante des missions d’une bibliothèque sinon c’est accepter ici plus qu’ailleurs que seul peut régner une offre commerciale ou le magma, certes riches, d’une offre illégale. Les six hypothèses évoquées ici par Dominique Lahary posent de manière lumineuses les enjeux mais je suis plus optimiste que son billet sur la place des bibliothèques . Les évolutions à venir seront probablement un remixage des scénarios qu’il évoque: orienter les usagers dans l’explosion documentaire du web, participer à la société de la connaissance en créant des articles synthétiques sur des sujets ainsi que proposer des ressources en ligne en les documentant et en leur donnant du sens au-delà du simple signalement. Continuer la lecture de « Téléchargement ou streaming, quelle offre en ligne pour les bibliothèques »

L’usager co-créateur des services en bibliothèques publiques

L’enquête nationale du Credoc sur la fréquentation des bibliothèques et diverses enquêtes de terrain (voir références en fin d’article) montrent une évolution des pratiques des usagers, notamment l’accroissement significatif d’un usage sur place qui se passe des ressources documentaires de la bibliothèque. L’émergence d’un Internet plus participatif dit web 2.0 et l’accroissement du niveau d’étude de la population française change aussi les attentes des usagers. En synthétisant et prolongeant mon mémoire d’étude à l’Enssib, j’apporte ma pierre aux réflexions de Bibliobsession, de Bertrand Calenge (notamment ici, ici et ici) et autre Bibliothèque=Public.

1/ L’évolution des publics et de ses pratiques

Les bibliothèques sont confrontées à des évolutions externes qui ne sont pas sans conséquence sur son fonctionnement. Nous pouvons citer l’évolution du temps de travail (réduction ou fragmentation), ou l’élévation du niveau d’étude mais surtout la disparition de la frontière entre les activités professionnelles et la vie privée qui ne correspond plus au modèle de bibliothèque publique français principalement orienté vers les loisirs.

Les médiathèques sont aussi en concurrence frontale avec internet et les loisirs numériques. Grâce au web, le citoyen fait lui-même sa recherche d’information et accède un très large éventail de ressources documentaires sans passer par des institutions. L’enquête Credoc relève d’ailleurs que les personnes interrogées déclarent utiliser en priorité Internet tant pour la recherche d’information que pour l’aide aux devoirs. Internet et les loisirs numériques sont aussi en concurrence quant au temps consacré aux autres loisirs et aux sorties culturelles. Continuer la lecture de « L’usager co-créateur des services en bibliothèques publiques »

Quelle place les bibliothèques peuvent-elles accorder aux contenus créés pas les internautes?

ugcL’une des révolutions du web participatif est l’explosion de contenus mis en ligne par les amateurs. L’éventail est très large, du film de famille au carnet de voyage illustré par des dessins en passant par de créations musicales originales ou remixées. Il est tentant pour les bibliothèques de rejeter cette production non validé par un éditeur.

Je pense que cela serait une erreur d’ignorer ces créations dont certaines rivalisent avec des documents édités. Pour la musique, des analystes parlent des pro-ams, des amateurs dont la pratique et la musique sont proches ou équivalentes à celles de musiciens professionnels. Par ailleurs, ce type de production peut représenter un vrai intérêt documentaire comblant parfois un manque dans l’édition. Les bibliothèques pourraient les valoriser en dépit d »une moindre qualité de réalisation par rapport à une édition professionnelle. On peut les rapprocher des fonds locaux de type brochure d’associations locales.

Certains artistes déjà édités et reconnus investissent internet comme espace unique de diffusion d’une partie de leurs oeuvres. Il est à parier que le mouvement risque de s’amplifier dans une optique de contact direct avec leur public et d’avoir un meilleure rémunération qui se passerait d’intermédiaire.

Pour utiliser les contenus créés par les usagers comme ressources documentaires, il conviendrait alors de les intégrer dans les politiques d’acquisition existantes et de les sélectionner aux mêmes titres que les ressources physiques ou que les ressources numériques payantes déjà acquises. La différence avec ces dernières est qu’on maitrise plus le choix de document que dans les bouquets numériques payant même si la disponibilité est moins garantie.

Je crois que les difficultés juridiques sont mineures dans la mesure où l’on retiendrait des oeuvres originales même si elles citent ou contiennent des oeuvres soumises à droits d’auteurs. Il suffit alors de s’acquitter des droits de diffusion via les sociétés d’auteurs. Je n’oublie pas tout ce qui est mis à disposition sous licence libre type creatives commons.

Je propose quelques pistes pour accueillir les ressources numériques créées par les internautes:

  • les présenter sur un blog dédié ou comme rubrique du blog de la bibliotheque
  • les intégrer dans nos portails comme source qui enrichissent les notices catalographiques
  • ou même les cataloguer comme un site internet avec une petite description.

Qu’en pensez-vous? d’autres idées pour les intégrer comme ressource documentaire?

Bibliostream, inscrire les activités de la bibliothèque sur le web

Le web participatif ou inscriptible et son cortège d’outils (blog, réseaux sociaux, micro-blogging, photos,…) amène leurs utilisateurs intensifs pas forcément les geeks à refléter de plus en plus en ligne leurs activités quotidiennes, leurs pensées et leurs relations sociales. Certains analystes désignent ce phénomène sous la notion de Lifestream, le flux de sa vie numérique.

L’arrivée de Chermédia, l’agora des bibliothécaires du Cher, signalé par notre cher Bibliobsédé et la multiplication des pages institutionnelles sur Facebook (BnF, BPI, BNUS, E-Music Box de la BM de Limoges…) marquent, il me semble, un tournant pour les bibliothèques françaises qui commencent à affirme de plus en plus leur présence sur le web participatif et social.

Il ne manque plus grand chose pour que naisse le Bibliostream, le flux de la vie des bibliothèques, qui donneraient à voir en ligne différentes activités pas toujours visibles: réunion d’acquisitions, arrivée des nouveautés et leur traitement, faire écouter les disques que les bibliothécaires musicaux indexent, bibliothèques de rue ou hors les murs, accueil de classes ou de groupes, rangement des documents… De la vidéo au simple mini-message en passant par une série de photos ou une interview, les formes ne manquent pas pour rendre plus vivant et attractif nos sites internet mais aussi changer l’image de nos structures et de notre métier.

Qu’en pensez-vous? Des remarques? Des exemples?

Concours de vidéos: exemple d’un partenariat original

Dans le cadre d’un partenariat avec L’Atelier du Rhin, centre dramatique régional d’Alsace, nous organisons un concours de vidéos sur Dailymotion.

L’Atelier du Rhin diffuse en janvier une pièce de Cyrano de Bergerac (pas la pièce d’E. Rostand sur Cyrano). Nous proposons aux internautes d’enregistrer leur version de la tirade des nez de la pièce d’E. Rostand. Voici le texte de présentation qui est mis en ligne sur nos sites respectifs:

« Soyez amical, gracieux, truculent,… et dramatique comme Cyrano de Bergerac ! Enregistrez votre version vidéo de la célèbre tirade des nez et gagnez des abonnements à l’Atelier du Rhin de Colmar, des places de théâtre et des livres!

Réalisez, avec l’appareil numérique de votre choix (téléphone mobile, caméra numérique,…), une vidéo de « La tirade des nez » de la pièce Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand, Acte 1 scène 4, tirade de Cyrano commençant par « Ah ! non ! c’est un peu court jeune homme ! / On pouvait dire… Oh ! Dieu… bien des choses en somme » jusqu’à « je me les sers moi-même, avec assez de verve, / mais je ne permets pas qu’un autre me les serve. ».

Durée maximum de la vidéo 5 minutes. La totalité du texte doit être dite pendant la vidéo.

Les vidéos réalisées à plusieurs sont admises mais chaque concurrent peut envoyer au maximum 1 vidéo.

Déposez ensuite la vidéo sur Dailymotion aux formats Divx, xvid, mov, MPEG1 (se créer un compte Dailymotion) et signalez-là grâce au tag ConcoursNezManuMD68. Toutes les techniques d’enregistrement, de montage et de création sont admises.

Il est ouvert à toute personne résidant dans le Haut-Rhin ayant atteint l’âge de 16 ans.

Date limite des envois le 5 décembre à 0h00. »

L’information sera aussi diffusée par courrier papier ou électronique aux compagnies de théâtre, aux troupes amateurs de la région, aux collèges et aux lycées et affichée dans les bibliothèques du département. L’Atelier du Rhin et La Médiathèque Départementale ont respectivement créé des comptes sur Dailymotion (Atelier du Rhin et Médiathèque68 ) afin de suivre et de mettre en valeur ces vidéos.

Il s’agit pour nos deux structures d’une première expérience d’animation et de concours en ligne. On ne s’attend pas à la ruée vers l’or. Notre initiative est d’ailleurs plus modeste que le Concours vidéos Paris Remix organisé par l’INA.

En préparant ce concours, j’ai découvert que beaucoup de grandes institutions comme la MoMA, le théâtre national de Londres, la Cité des sciences, la ville de Paris voire des chaines de télévision comme la BBC ou Direct8 avec des comptes sur Youtube ou Dailymotion. Il y a même la BU de l’Universite de Floride ainsi que la bibliothèque de Fontaine en France qui a mis en ligne des vidéos de poèmes lus par des enfants lors d’un club jeune. Ces vidéos sont ensuite intégrées à leur blog

Avez-vous repéré d’autres initiatives de ce genre? Des idées? Des réactions?