L’usager co-créateur des services en bibliothèques publiques

L’enquête nationale du Credoc sur la fréquentation des bibliothèques et diverses enquêtes de terrain (voir références en fin d’article) montrent une évolution des pratiques des usagers, notamment l’accroissement significatif d’un usage sur place qui se passe des ressources documentaires de la bibliothèque. L’émergence d’un Internet plus participatif dit web 2.0 et l’accroissement du niveau d’étude de la population française change aussi les attentes des usagers. En synthétisant et prolongeant mon mémoire d’étude à l’Enssib, j’apporte ma pierre aux réflexions de Bibliobsession, de Bertrand Calenge (notamment ici, ici et ici) et autre Bibliothèque=Public.

1/ L’évolution des publics et de ses pratiques

Les bibliothèques sont confrontées à des évolutions externes qui ne sont pas sans conséquence sur son fonctionnement. Nous pouvons citer l’évolution du temps de travail (réduction ou fragmentation), ou l’élévation du niveau d’étude mais surtout la disparition de la frontière entre les activités professionnelles et la vie privée qui ne correspond plus au modèle de bibliothèque publique français principalement orienté vers les loisirs.

Les médiathèques sont aussi en concurrence frontale avec internet et les loisirs numériques. Grâce au web, le citoyen fait lui-même sa recherche d’information et accède un très large éventail de ressources documentaires sans passer par des institutions. L’enquête Credoc relève d’ailleurs que les personnes interrogées déclarent utiliser en priorité Internet tant pour la recherche d’information que pour l’aide aux devoirs. Internet et les loisirs numériques sont aussi en concurrence quant au temps consacré aux autres loisirs et aux sorties culturelles. Continuer la lecture de « L’usager co-créateur des services en bibliothèques publiques »

Electre.com gratuit mais financé par la publicité

Electre prépare pour les semaines qui viennent une nouvelle offre pour les bibliothèques: les notices seront gratuites en échange de publicités qui seront insérées à l’intérieur. Ce qui veut dire que vous devrez accepter d’afficher des liens voir des textes commerciaux dans vos OPAC ou dans vos portails internet. Electre assure qu’il n’y aura que des publicités concernant le domaine culturel. Les offres payantes continueront d’exister pour ceux qui ne voudront pas de publicité et seront enrichis de nombreuses manières afin de satisfaire à des besoins d’OPAC 2.0.

Electre tente ainsi de conforter sa place de leader face aux offre de ses concurrents. Comment pensez-vous qu’Amazon, Zébris et Moccam en ligne vont réagir?

<Mise à jour du 2 avril> Ce billet est un authentique poisson d’avril.