Salut à Aimé Césaire, l’homme debout sur la parole

Je voudrais m’associer très simplement aux hommages rendus au grand homme martiniquais. Je l’avais d’ailleurs cité lors de mon mini-printemps des poètes, il y a quelques semaine. Je suis né en Guadeloupe et sa littérature fait partie de ma culture de base. Plus tard à l’université, j’ai travaillé sur un mémoire inachevé sur son oeuvre: théâtralité de la poésie et poésie du théâtre chez Aimé Césaire. En suivant les obsèques, je me suis rendu compte à quel point ses textes restaient ancrés en moi…

Si vous voulez découvrir cet auteur et homme politique: ne vous lancez pas dans le fulgurant et luxuriant Cahier d’un retour au pays natal, commencer par les poèmes finement ciselés de Moi, laminaire… son dernier recueil… et si vous avez le goût du théâtre alors prenez à bras le corps La Tragédie du Roi Christophe avant d‘hurler Et les chiens se taisaient dans votre salle de bain. Si en cours de route les mots vous manquent, ne croyez pas qu‘ils soient inventés, certains oui mais très peu, la plupart sont des mots inusités ou importés de lexiques peu courant en poésie.

Bravo et merci aux martiniquais pour cette digne et joyeuse cérémonie qui donnait à entendre à la fois son parcours et ses textes

Pouvoir apprivoiser le futur pour les bibliothèques musicales

Je relaie ici l’appel lancé par l’ACIM à la Ministre de la Culture. Après avoir rappeler nos missions et le contexte numérique La lettre ouverte rédigé par Arsène Ott interpelle l’Etat et les élus au nom des bibliothécaires musicaux sur les difficultés notamment juridiques pour les médiathèques à jouer leur rôle de médiation et d’éducation à la musique.

« Pour mener à bien notre travail de médiation et d’accompagnement du public nous sommes souvent amenés à démêler un écheveau de règles juridiques paralysantes. Plutôt que d’être portés par la vague numérique nous avons ainsi le sentiment d’être pris en étau entre notre action menée dans le respect des droits d’auteurs et notre mission qui est de faciliter l’accès à la musique sous toutes ses formes. » (Arsène Ott)

Au-delà du courrier adressé à Mme Albanel, il revient à chacun d’entre-nous d’écrire à son député (liste) et son sénateur (liste)

Outre la mise en oeuvre effective de la DADVSI qui reste suspendue à des décrets d’application, un projet de loi visant à transcrire les recommandations de la mission Ollivenes doit bientôt passer à l’assemblée nationale. C’est donc le moment de défendre nos missions de service public autour de la musique.