Dématérialisation des supports et nouveaux usages en bibliothèques

Voici le diaporama de mon intervention sur la dématérialisation des supports et nouveaux usages en bibliothèques. Il a été présenté lors d’une journée d’étude des bibliothèques de Seine et Marne sur le thème « les bibliothèques à l’ère du numérique« .


En complément de ce que j’ai dit pour ceux qui étaient présents. Il y a aussi la perspective d’augmenter ses collections via des wiki ( voir le wiki de Brest, encyclopédie participative sur Brest et environs). Pour aller plus loin dans le concept de site / catalogue 2.0 que j’évoque ici, vous pouvez consulter la page de Bibliopedia sur la Bibliothèque 2.0 ainsi que la page sur les Opac 2.0 et autres liens sur les Biblioblogs.

La musique numérique en bibliothèque

Même si le cadre juridique de la DADVSI est pour l’instant trop contraignant pour espérer proposer facilement de la musique sous forme numérique, il ne nous dispense pas d’y réfléchir et d’explorer les possibilités dans ce domaine. Je complète ici un courriel diffusé sur discothecaires_fr.

Ce qui semble totalement exclu pour l’instant: proposer soi-même le prêt de fichiers sonores à partir de nos collections.

Louis Burle de la Médiathèque de l’Agglomération Troyenne a fait vain en 2005 le tour des plateformes légales de téléchargement musicales soit il n’a pas obtenu de réponses soit les conditions financières proposées sont inenvisageables pour une médiathèque. Dans l’état actuel, il est peu probable que même un groupement d’achat sous l’égide de CAREL puisse obtenir des tarifs supportables par les collectivités locales. Troyes a donc fait appel à iThèque, une plateforme canadienne qui propose pour l’instant un catalogue limité à des labels indépendant et qui comprend Naxos. Ce qui est déjà un bon début. D’autres grandes bibliothèques comme Montpellier se lance aussi dans l’aventure.

Si nous voudrions le faire nous même, il faudrait démarcher et négocier maisons de disques par maison de disques car le SFPP (Société Civile des Producteurs de Phonogrammes en France) n’a pas de mandat pour établir des contrats concernant le téléchargement.

Ce qui semble envisageable: l’écoute musicale d’une liste de morceaux sur le site internet de la médiathèque, le streaming et le podcating.

Musiques libres et domaine public

Nous avons en premier lieu les musiques libres et tous les artistes qui sont dans le domaine public. Comme l’a souligné Eric Aouanès, le président de l’Association Musique-libre.org qui gère Dogmazic, musiques libres ne signifient pas gratuité mais l’absence d’obligation de passer par la SACEM. Il est nécessaire de contacter les artistes pour leur demande l’autorisation d’un usage en médiathèques publiques (téléchargement ou CD gravé à partir du fichier numérique) et de proposer une rémunération. La difficulté pour les bibliothèques sera de pouvoir effectuer un paiement dans un cadre administratif.

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Bibliothécaires musicaux et médiation virtuelle

En attendant la restitution de l’étude de la FING sur la musique dans un univers numérique, InternetActu présente au fil des articles quelques unes des pistes tracées. Le troisième article intitulé L’économie MySpace est-elle favorable à la création? synthétise la question vitale pour l’évolution du web: dans un flux d’informations (musicales) comment attirer l’attention? C’est là qu’interviennent notamment des médiateurs.

La place des bibliothécaires (musicaux) se situent probablement ici mais il est temps de commencer à expérimenter comme la BM de Lyon avec Point d’Actu ou comme le blog des collègues de Dole avec Mediamus.

La disparition annoncée des DRM et l’évolution d’une offre légale devraient rendre caduques les législations françaises actuelles (DADVSI). Ce qui pourra faciliter notre rôle de passeur musical à l’aide de fichiers sons.

Et vous, comment envisagez-vous cette médiation?

Quel avenir pour les listes de diffusion?

L’essor d’une biblioblogosphère et de réseaux sociaux associés me font m’interroger sur l’avenir des listes de diffusion professionnel.

Au fil de ma veille professionnelle, je constate le peu d’informations diffusés par les listes de diffusion. En effet, comme c’est très souvent les mêmes qui parlent la profondeur de l’information proposée et échangée sur une liste est faible. Pour avoir animer et modérer la liste de discussion discothecaires_fr, j’ai souvent incité les abonnés à participer d’avantage même sous forme de messages brefs. Mes suggestions étaient assez larges, du sommaire d’une revue musicale à la présentation des animations en passant par des comptes-rendus de formation. Si quelques collègues ont joué le jeu, force est de constater qu’il y avait assez peu de participation probablement lié au manque de temps et à une certaine timidité. Pour prendre un autre exemple, biblio-fr me semble davantage un lieu de diffusion d’information avec quelques débats qui s’enflamment à l’occasion. L’entraide via le processus de questions/réponses me paraît être plus ou moins efficace. Discothecaires_fr est plutôt réactif dans ce domaine alors que biblio-fr paraît beaucoup plus atone. J’ai posté dans cette dernière différentes questions qui n’ont pas toujours reçu de réponses et en tout cas très peu d’échos. Il manque la plupart du temps dans l’une comme dans l’autre des synthèses. C’est pourtant le point qui pourrait encore justifié la continuation des listes de diffusion.

En effet, dès que le principe de web 2.0 se sera popularisé en particulier les flux RSS, il sera plus efficace de suivre l’actualité des bibliothèques qui nous intéressent de cette manière. L’information professionnelle sera de plus en plus diffusée ou disponible via des wikis, des blogs ou des sites disposant d’un fil RSS. La structure des blogs s’inscrit d’ailleurs dans la continuité des forums ou des listes de diffusion avec la notion de « post » et où les fils de discussion des listes sont remplacés par les commentaires. Cependant, le système d’archivage des blogs permet une recherche plus efficace que sur les plateformes web des listes de diffusion.

D’ailleurs utiliser un agrégateur pour suivre et gérer ses flux d’information me semble plus pertinent que la messagerie où ils se mélangent avec des échanges professionnels et privés. Il reste un travail important pour familiariser les collègues mal à l’aise avec l’informatique à l’utilisation des ressources technologiques du web 2.0.

En revanche, les listes ont un rôle important en tant que réseau social identitaire qui pourraient être remplacé par des plateformes de réseaux sociaux 2.0 type Myspace ou Ning. A moins que les listes rebondissent à travers d’autres usages, il est probable qu’elles soient amenées à disparaître à moyen terme.

Qu’en pensez-vous?